Le Conseil d’État étudie la question des nuances attribuées aux candidats

Le Conseil d’Etat, une fois de plus – cela avait déjà été le cas en 2020, avant les élections municipales – a été appelé à se prononcer, vendredi 3 juin, sur la liste des nuances attribuées par le ministère de l’Intérieur. les élections législatives des 12 et 19 juin. Le tribunal administratif de grande instance avait fait l’objet d’un référé de suspension déposé par La France insoumise (LFI), Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Génération.s, Génération Ecologie, Les Nouveaux Démocrates, le Parti communiste français (PCF), le Parti socialiste Parti (PS) et Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes).

L’objet du litige : la circulaire du 13 mai adressée aux préfets. Les dix-huit « nuances » selon lesquelles les candidats peuvent être classés ont été répertoriées. Parmi celles-ci, une seule est attribuée aux candidats investis par Ensemble ! Majorité présidentielle, quelle que soit sa formation : La République en marche (LRM), le MoDem, Horizons ou autres. En revanche, pour les candidats présentés par le Nupes, on leur attribue une nuance différente selon qu’ils sont investis par LFI, le PCF ou le PS, les autres sont mêlés dans une nuance “écologique” globale, ce qui ajoute à la fois les candidats attachés au Nupes et à d’autres candidats écologistes non apparentés, comme ceux du Parti Animaliste.

“Une discrimination manifeste”

“Ce qui nous a surpris, c’est la discrimination évidente entre le sort réservé aux mariages et la majorité présidentielle regroupée sous le vocable Ensemble ! » L’avocat des plaignants, Me Frédéric Thiriez, a plaidé à l’audience, déplorant « le préjudice causé non seulement à la coalition Nupes mais aussi à l’intérêt général ». « Les résultats seront illisibles lors de la proclamation des résultats. Comment analyser le sens politique du vote si nous ignorons les règles ? »

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Pour le ministère, représenté par la directrice des libertés publiques et des affaires juridiques, Pascale Léglise, le nuancier doit permettre à la fois “de présenter les résultats des élections et l’évolution d’une élection à l’autre”. “C’est simplement venu à notre connaissance à ce moment-là. Il ne faut pas confondre une nuance pérenne avec une alliance de circonstances », a-t-il déclaré. Pour étayer son propos, il a précisé que les statuts de l’Ensemble ! avait été présentée le 10 mai, avec une seule association de financement, et c’est en son propre nom qu’elle a le temps de s’exprimer dans la campagne audiovisuelle officielle. « Dans un cas, une association unique. Dans l’autre, une alliance de circonstances entre des partis qui disposent chacun d’un financement et d’un temps de parole indépendants. Ce n’est pas une véritable ombre en soi. C’est la raison de ce traitement différent”, a conclu le réalisateur.

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