Ses dessins ont accompagné des générations d’écoliers. Le dessinateur français Jean-Jacques Sempé, connu pour ses illustrations des aventures du Petit Nicolas et ses dessins humoristiques pour la presse, est décédé jeudi 11 août à l’âge de 89 ans, a annoncé à l’AFP son épouse, Martine Gossieaux Sempé.
Il est mort “paisiblement”, “à l’âge de 89 ans, dans sa maison de vacances, entouré de sa femme et d’amis proches”, a indiqué Marc Lecarpentier, son biographe et ami, dans un communiqué à l’AFP.
Né le 17 août 1932 à Pessac (Gironde), le dessinateur a publié une dizaine d’albums dans sa carrière, Saint Tropez, Tot és compliqué et surtout Petit Nicolas, qui se vend aujourd’hui autour de 15 millions d’exemplaires.
Grand maître français de l’humour et de la poésie, mélange de dérision et de pudeur, Sempé a dessiné des années 50 à aujourd’hui une œuvre pleine de bonhomie. Il a dessiné pour le New Yorker, Paris Match ou L’Express pour les albums “Petit Nicolas”. Sempé était l’un des artistes les plus demandés par le New Yorker avec une centaine de couvertures dessinées à la main.
enfance difficile
Enfant naturel, battu et bègue, Jean-Jacques Sempé n’a pas vraiment eu l’enfance de son héros Nicolas qu’il a élevé avec René Goscinny, dans une France idéalisée des années 1950. Il vend ses premiers tableaux en 1950 au journal Sud Ouest qui signé “DRO” (de “tirer”). Depuis le “Petit Nicolas” qu’il crée en 1959 avec René Goscinny, Jean-Jacques Sempé publie près d’un album par an et signe une centaine de couvertures dans la presse.
Un bus sur un pont traversant la Seine la nuit, des musiciens, des cyclistes, une bouche d’incendie, des scènes à Central Park, à Saint-Tropez ou au Jardin du Luxembourg… Dans chacune de ses oeuvres, on retrouve ses thèmes de prédilection : la petitesse de l’homme dans la nature, sa solitude en ville, ses disputes, ses moqueries et ses ambitions démesurées, les limites de l’esprit d’équipe.