Le diabète, une maladie évolutive

A Paris, en mars 2020, un patient diabétique de type 1 utilise le système d’autosurveillance glycémique flash, avec le capteur FreeStyle Libre 2. XOSÉ BOUZAS / HANS LUCAS

La prévalence du diabète (de type 1 et de type 2, diagnostiqué et non diagnostiqué) n’a cessé d’augmenter au cours des vingt dernières années. Elle touchera 537 millions de personnes dans le monde en 2021, dont 4,5 millions en France. Près d’un adulte sur dix pourrait être touché d’ici 2045, selon la Fédération internationale du diabète. Le diabète peut être une maladie grave qui entraîne des complications si elle n’est pas traitée, tuant près de 2 millions de personnes par an. Le diabète est une augmentation prolongée de la glycémie. Dans le cas du diabète de type 1, ce trouble est dû à un manque de production d’insuline. Alors que le diabète de type 2 est lié à la mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme.

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En France, la prévalence du diabète est passée de 4,6% en 2012 à 5,3% en 2020, soit plus de 3,5 millions de personnes traitées pharmacologiquement, selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de Santé publique France (SPF) de novembre 2021, basé sur Données de Medicare, dont 850 000 sont traités à l’insuline. A ces chiffres s’ajoutent les personnes identifiées mais non soignées, ou qui ne se connaissent pas. La maladie est plus fréquente chez les plus défavorisés sur le plan socio-économique, ajoute SPF.

Le diabète de type 2 est de loin le plus fréquent (90%). La prévalence augmente entre 2,5% et 3% chaque année, en relation avec le vieillissement de la population. Elle est souvent associée à des changements de mode de vie, à une alimentation excessive ou déséquilibrée et à un manque d’activité physique. Ainsi, il y a de plus en plus d’enfants, d’adolescents et de jeunes adultes dus à l’obésité.

Facteurs épigénétiques

Pour le diabète de type 1, environ 225 000 personnes sont concernées en France. Il croît d’environ 4,5 % par an depuis dix ans. Chaque année, 2 500 personnes sont diagnostiquées, principalement des enfants ou des jeunes, selon le BEH. “L’enjeu du diagnostic est encore grand, il faut faire attention aux signes avant-coureurs de la maladie, quand l’enfant se refait mouiller son lit, urine fréquemment, boit beaucoup car encore aujourd’hui c’est souvent détecté trop tard.” insiste Carine Choleau, de l’Association d’aide aux jeunes diabétiques (AJD).

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Si les raisons de cette augmentation ne sont pas très claires, « divers facteurs épigénétiques, environnementaux [déterminants de santé et perturbateurs endocriniens] Vous pouvez l’expliquer », a déclaré Jean-François Thébaut, vice-président de la Fédération française du diabète. Jean-Pierre Riveline, directeur du Centre universitaire du diabète et de ses complications (CUDC) à l’hôpital Lariboisière (APHP). Des études ont également ont suggéré le rôle des infections virales dans l’apparition du diabète de type 2. 1, comme le virus Coxsackie B.

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