Le guide de l’Euro 2022 : à la découverte du groupe D.

Dernier de la liste, il faudra suivre de près le groupe D, car c’est l’équipe de France. Payés en compagnie de l’Italie, de la Belgique et de l’Islande, les Bleus de Corinne Diacre font figure de favoris, du moins en théorie. Pour compter parmi les candidats au titre de la phase finale il faudra se débarrasser de trois défavorisé par excellence.

Par Julien Duez le mardi 5 juillet

Le guide de l’Euro 2022 : à la découverte du groupe D.

  • Favoris : Les Bleus

    Inutile d’exagérer. Avec le tirage au sort de ce groupe D, les Bleus sont plus que logiquement les candidats tous désignés pour la première place. Depuis que les États-Unis ont prématurément ruiné la Coupe du monde en 2019, les joueuses de Corinne Diacre (dont le contrat a été renouvelé l’année suivante jusqu’en 2022) n’ont essuyé qu’une seule défaite en 32 matchs disputés. Et il était évidemment face à Team USA en amical, en avril 2021. Heureusement, il ne sera pas présent aux Championnats d’Europe et, bien que la France ait hérité de la partie “compliquée” du tableau (avec un potentiel quart de finale à jouer contre Pays-Bas, champions d’Europe en titre), leurs trois adversaires, respectivement 14e (Italie), 17e (Islande) et 19e (Belgique) du classement FIFA, devraient servir de pari sur le match aller avant d’aller vaincre la malédiction de la quarts, que les bleus n’ont jamais dépassés en six participations. Mais attention à l’excès de confiance : tour à tour le groupe devrait être rajeuni par Corinne Diacre et amputé d’une partie de ses cadres. De nombreux joueurs vivront ainsi leur baptême du feu dans un grand tournoi, et il leur appartiendra de ne pas craquer sous la pression.

  • La surprise du futur : l’Italie

    Cruellement éliminé par les Pays-Bas en quart de finale de la Coupe du monde 2019, le Equipe bleue féminine il avait fait une forte impression sur la France, prouvant qu’il fallait compter sur elle à l’avenir. Mission accomplie depuis, les joueuses de Milena Bertolini ont terminé deuxièmes de leur groupe qualificatif pour le Championnat d’Europe, avec une seule défaite, contre le Danemark, pays contre lequel elles ont également réussi à accrocher un match nul héroïque à l’extérieur (0-0). Il faut dire que quand six joueuses de l’équipe type ont l’habitude de jouer dans le même club (la Juventus, qui vient de remporter le doublé championnat-coupe et les bâtons dont la Française Pauline Peyraud-Magnin défend), on gagne en automatisation. . . D’autant qu’à part la milieu de terrain Aurora Galli (Everton), tout le groupe évolue en championnat national, dont le professionnalisme s’est récemment confirmé à partir de la saison prochaine. Il suffira avec cela de passer le réduire poulets? Peut-être. En tout cas, les Italiens y sont parvenus à deux reprises (depuis le format actuel du tournoi adopté en 2001), mais pas en 2017. L’heure est venue de voir plus grand.

  • La joueuse à suivre : Sara Björk Gunnarsdóttir

    En sélection depuis 2007, Sara Björk Gunnarsdóttir (31 ans) ne fait pas vraiment ce qu’on pourrait appeler une petite nouvelle. Avec 139 matchs disputés, la milieu de terrain s’apprête à disputer son quatrième Championnat d’Europe, avec l’ambition affichée de faire au moins aussi bien qu’en 2013, quand la Les filles (les filles) ont quitté (et perdu) la Suède, alors hôte. Depuis, la fille de Gunnar a retrouvé le brassard de capitaine et s’est imposée comme la meilleure ambassadrice de son pays en devenant la première Islandaise à remporter la Ligue des champions (en 2020) avec l’OL. Mais au-delà des titres, on retiendra qu’elle est devenue la première Fenotte à tomber enceinte, ce qui l’a logiquement éloignée des terrains pendant sa grossesse, mais n’a en aucun cas constitué un frein à sa carrière. A titre d’essai, quatre mois après avoir donné naissance à Ragnar en novembre 2021, il retrouve les terrains de jeu et décroche un nouveau doublé en championnat de C1. De quoi terminer ses deux années dans le Rhône en beauté, avant de s’envoler vers un nouveau défi de l’autre côté des Alpes, à la Juventus. Les joueuses qui hésiteraient encore entre leur carrière sportive et la maternité savent désormais qu’elles ont un modèle à suivre. Amel Majri peut témoigner.

  • Le stade à découvrir : New York Stadium, Rotherham

    Si Sheffield est surnommé Ville d’acier de par son passé industriel, sa banlieue n’est pas négligeable, et la ville de Rotherham en est la parfaite illustration. Autrefois, la fonderie phare locale, la Guest and Chrimes Foundry, fabriquait en effet les emblématiques bouches d’incendie rouges de New York, qui donnaient son nom informel au quartier où elle se trouvait, jusqu’à l’arrêt définitif de ses activités en 1999. , Rotherham United (maintenant réunis dans le championnat) ont joué sur leur terrain historique de Milmoor, avant de déménager pendant quatre ans en raison d’un conflit avec son propriétaire. Deux ans plus tard, nous travaillons sur la future maison de Moliner commencé sur le site de la fonderie. En 2012, le New York Stadium sort enfin de terre. C’est dans cette salle classique de 12 000 places, dont le nom rend donc hommage au passé de la ville, que les Bleus disputeront leurs trois matches de poule et -qui sait- les quarts de finale, s’ils finissent jamais premiers du groupe D.

  • L’anecdote à souligner à l’heure du thé

    La Belgique a 10 000 chances de remporter ce Championnat d’Europe. Pas de chance, la cote ne vient pas du chapeau de bookmakers anglais, mais d’un laboratoire de l’Université catholique de Louvain (KU Leuven), dans la province du Brabant flamand. Arriver à cette conclusion malheureuse pour le Flammes rouges, le DTAI Sports Analytics Lab, spécialisé dans l’étude statistique des compétitions sportives, a pris en compte le contexte entre chaque nation, ainsi que son ratio buts marqués/buts encaissés, pondérant les résultats selon l’importance du match étudié ( pour savoir, s’il s’agissait d’un simple amical ou d’une demi-finale de Coupe du monde par exemple). Pour les fans de chiffres, l’étude est disponible ici, pour les paresseux, il faut savoir que seuls la Suisse, le Portugal, la Finlande et l’Irlande du Nord sont moins susceptibles que les Belges de quitter leur groupe. En revanche, selon les calculs de la KU Leuven, on pourrait voir la Suède et la France s’affronter en finale. Cocori… Non, calme-toi, tu dois d’abord surmonter une malédiction.

  • Le pronom de l’éditeur

    France : 9 pointsItalie: 6 pointsBelgique: 3 pointsIslande: 0 point

    Par Julien Duez

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