Philippe Marini, maire de Compiègne, est placé en garde à vue ce mardi 31 mai, au parquet national financier de Paris. La recherche porte sur les marchés entre le Syndicat Mixte de la Vallée de l’Oise (SMDO), qui gère le centre d’incinération et de traitement des déchets basé à Villers-Saint-Paul, et la société Paprec.
Philippe Marini, maire de Compiègne, est entendu par le parquet de Paris ce mardi 31 mai – Crédit photo : Frédéric Normand / Oise Hebdo
Philippe Marini, maire de Compiègne, est entendu par le parquet national financier de Paris ce mardi 31 mai. Selon des sources internes à la mairie de Compiègne, Philippe Marini, qui est également président du Syndicat paritaire du département de l’Oise (SMDO), a été placé en garde à vue.
Simon Moulu, directeur de cabinet du maire, a convoqué tous les conseillers, leur interdisant de commenter l’affaire.
Après une recherche en mai 2021
Le mardi 4 mai 2021, il y a un peu plus d’un an, des enquêteurs ont comparu à la mairie de Compiègne, à la suite d’une mise en examen contre X, ouverte par le parquet national financier (PNF) pour “favoritisme”, “corruption”, “illégalité”. “. prise d’intérêts » et « entente illicite ». Ils ont été reçus par le Maire Philippe Marini, Président de l’Agglomération de la région de Compiègne. Philippe Marini a indiqué avoir pris connaissance de l’acte d’accusation du juge d’instruction ordonnant cet enregistrement.
L’enquête porte sur un appel d’offres entre le Syndicat paritaire du département de l’Oise (SMDO) – qui gère les déchets des 9/10 des habitants de l’Oise – et la société Paprec. La perquisition des chercheurs parisiens a également touché la maison de Philippe Marini. Sur cette question, le président du SMDO s’est contenté de dire que les chercheurs faisaient leur travail là où ils étaient censés le faire. Philippe Marini a ajouté : “Je ne suis pas concerné par cette affaire. Je n’ai reçu que des personnes intéressées. Je n’ai pas de commentaires à faire. Je ne suis pas personnellement impliqué.” La société Paprec, spécialisée dans le recyclage, a déclaré par l’intermédiaire de son porte-parole qu’elle n’était pas au courant de cette enquête.
Philippe Marini est présumé innocent.