Lundi, le journaliste français Frédéric Leclerc-Imhoff, qui travaillait pour la chaîne BFMTV, a été tué en Ukraine et sa compagne a été blessée alors qu’il accompagnait des civils à bord d’un bus humanitaire, portant à huit le nombre de journalistes tués depuis le début de l’invasion russe. . .
Selon un journaliste de la République populaire de Lugantsk (LPR), diffusé par l’agence de presse russe Tass, “Frédéric Leclerc-Imhoff n’était pas un journaliste, mais un mercenaire qui se livrait à la livraison d’armes aux forces armées”.
Une déclaration à laquelle la mère du journaliste a tenu à réagir via BFMTV.
“Aux responsables du Tass et du RPL
Bonjour. Je suis la mère du jeune journaliste que vous avez tué hier. Votre message me rend malade. Bien sûr, vous essayez lâchement de vous débarrasser de vos habitudes, mais vous savez que vous ne souillerez jamais votre mémoire. Ici chacun connaît son attachement professionnel et personnel à la démocratie, au respect humain et surtout à une information libre, impartiale et honnête, des notions qui semblent bien éloignées de ce qui vous anime.
Aujourd’hui, je pense à toutes les mères ukrainiennes qui pleurent leurs enfants, à tous les enfants ukrainiens qui pleurent leurs parents et à toutes les mères russes qui ont vu leurs jeunes partir trop tôt comme soldats, qui ne les reverront plus et à qui demanderont-elles pourquoi.
Moi, au moins, malgré la douleur, je sais pourquoi mon fils est mort…
Au moins, je ne sais pas pourquoi mon fils est mort. Un jour, ceux qui sont vraiment responsables de ces bêtises criminelles devront rendre des comptes. »