Le MR propose d’exempter de cotations la dernière indexation de l’année : “Les pigeons du système, c’est la classe moyenne”

Le Mouvement réformateur a proposé ce jeudi d’exonérer de cotisations sociales la dernière indexation de l’année, un effort “ponctuel” de 1,5 milliard d’euros pour l’Etat qui bénéficierait aux entreprises d’un milliard et 500 millions aux salariés, afin de préserver la compétitivité des entreprises tout en soutenant le pouvoir d’achat des ménages en cette période de forte inflation.

Les 500 millions d’euros pourraient être dépensés sur les bas et moyens salaires (environ 2.500 euros), a indiqué le président de MR Georges-Louis Bouchez, dans Le Soir, La Première (RTBF) et LN24. Il s’agirait d’une opération ponctuelle, basée sur le constat que l’Etat est le grand gagnant de l’indexation automatique, car 8% d’inflation représentent 20 milliards de dépenses pour les entreprises dans les deux prochaines années, qui arrivent dans les caisses de l’Etat. par le biais des cotisations à la sécurité sociale et à l’impôt sur le revenu des personnes physiques ».

“Ce que nous proposons, c’est que dans l’un des quatre indices on neutralise les cotisations sociales des employeurs et les cotisations sociales des travailleurs. Cela veut dire : un milliard d’euros pour les entreprises, pour maintenir la compétitivité”, poursuit le libéral et LN24.

Une proposition visant avant tout la classe moyenne pour Georges-Louis Bouchez : “Aujourd’hui, je suis désolé de le dire, mais les pigeons du système, ce sont les gens qui ont justement ce revenu moyen, la classe moyenne.”

Le réformateur précise qu’il ne s’agit pas de toucher à l’indexation automatique des salaires ou au Wages Rules Act de 1996.

Parallèlement, le MR avance ses propositions pour une nouvelle réforme du marché du travail (“Jobs Deal II”) pour atteindre un taux d’emploi de 80%. Ils passent par l’augmentation de la part défiscalisée, de 9 000 à 12 000 euros ; la baisse des allocations chômage et l’exclusion du chômage des demandeurs d’emploi qui, après au moins deux ans de chômage, refusent deux emplois et/ou deux formations dans un secteur d’emploi en pénurie ; une déductibilité fiscale accrue pour les employeurs qui forment des travailleurs; des mesures pour retravailler les patients de longue durée ; et la possibilité pour un entrepreneur engagé de rembourser ce « capital humain » en cinq ans.

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