Le nombre de morts au Brésil s’élève désormais à 100

Des militaires et des secouristes dans le quartier Ibura de Recife (Brésil) le 30 mai 2022. SERGIO MARANHAO / AFP

Les pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain autour de Recife, dans le nord-est du Brésil, ont tué au moins 106 personnes, selon un dernier bilan publié par les autorités locales le mardi 31 mai. Le gouvernement de l’Etat de Pernambuco, dont Recife est la capitale, fait également état de huit disparus, tandis que les recherches se poursuivent dans les zones les plus touchées.

Plus de 400 pompiers encore mobilisés mardi. Les recherches “se poursuivent sans relâche jusqu’à ce que toutes ces personnes soient retrouvées”, a déclaré Humberto Freire, chef de la protection civile de Pernambuco, cité dans un communiqué de presse. À Jardim Monteverde, à la frontière entre Recife et la ville de Jaboatao dos Guararapes, où plusieurs dizaines de personnes ont été ensevelies par un glissement de terrain, les recherches ont été achevées et les corps des trois dernières personnes disparues ont été retrouvés mercredi. .

Plus de 6 000 personnes dans la région de Recife ont également perdu leur logement et ont dû être hébergées dans des structures d’accueil, selon le dernier bilan des autorités. L’état d’urgence a été déclaré dans vingt-quatre municipalités de Pernambuco.

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En une nuit, 70% des précipitations mensuelles

Le président brésilien Jair Bolsonaro a survolé lundi les zones inondées et le gouvernement a accordé un prêt d’un milliard de reais (environ 198 millions d’euros) pour venir en aide aux sinistrés. Le chef de l’Etat a été critiqué pour avoir déclaré que de telles catastrophes étaient “des choses qui arrivent”, après, notamment, un drame similaire qui avait fait 233 morts à Petropolis, près de Rio de Janeiro (Sud-Est), en février. D’autres inondations meurtrières se sont produites en fin d’année dernière dans le nord-est de l’Etat de Bahia, puis dans le sud-est en janvier dans les Etats de Sao Paulo et Minas Gerais.

Entre vendredi soir et samedi matin, il a plu l’équivalent de 70% de ce qui est habituellement attendu pour tout le mois de mai dans certaines zones de Pernambuco. Le spécialiste des catastrophes naturelles José Marengo a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) que ces précipitations exceptionnelles étaient dues au réchauffement climatique, mais qu’elles étaient surtout meurtrières en raison d’une urbanisation incontrôlée.

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“C’est simplement venu à notre connaissance à ce moment-là. Ce qui est mortel, c’est la pluie dans les maisons situées dans les zones à risque”, explique ce coordinateur de recherche du Centre national de surveillance et d’alerte des catastrophes naturelles au Brésil (Cemaden). Selon lui, les autorités sont “coupables” d’avoir “autorisé la construction dans des zones à risque, où vivent des pauvres qui n’ont nulle part où aller”.

Le monde avec l’AFP

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