Le point sur le conflit en Ukraine en ce 92ème jour de guerre

92e jour de guerre en Ukraine. Les combats se poursuivent dans l’est de l’Ukraine et ont atteint “l’intensité maximale”, selon Kiev. La Russie, quant à elle, a déclaré aux premières heures de la soirée qu’elle aiderait à surmonter la crise alimentaire si les sanctions étaient levées.

  • Combats dans l’est du pays

L’armée russe continue d’avancer sur Severodonetsk, dont la capture lui est indispensable pour prendre le contrôle total du Donbass.

Dans certaines parties de l’est du pays, « l’ennemi est nettement supérieur, en équipement, en nombre de soldats », a reconnu mercredi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky, tout en affirmant que les forces ukrainiennes « résistent à (cette) offensive extrêmement violente ». « Nous avons besoin de l’aide de nos partenaires, et surtout des armes », a-t-il plaidé.

A Davos, cependant, le chancelier allemand Olaf Scholz s’est dit “convaincu” que la Russie ne gagnerait pas la guerre en Ukraine, et a également déclaré que le président Vladimir Poutine ne pouvait pas “dicter” la paix.

  • Sept morts dans de nouveaux attentats à Kharkiv

A Kharkiv, sept personnes ont été tuées dans de nouveaux bombardements, alors que la deuxième ville d’Ukraine avait commencé à retrouver une vie quasi normale à la mi-mai, à la suite d’une contre-offensive ukrainienne pour repousser les Russes, a indiqué jeudi le gouverneur régional Oleg Singoubov. Télégramme.

  • Moscou consolide sa domination dans le sud du pays

Sur le front sud, Moscou s’affaire depuis trois mois à consolider sa domination sur les territoires conquis.

La Russie a annoncé qu’elle autoriserait les résidents des régions de Zaporijia et de Kherson à demander un passeport russe via une “procédure simplifiée”. L’Ukraine a immédiatement dénoncé une mesure qui démontrait la volonté de Moscou de procéder à une annexion pure et simple de ces territoires.

  • Des dizaines de milliers de morts

À l’heure actuelle, il n’y a pas d’évaluation globale des victimes civiles du conflit. Pour la seule ville de Marioupol, les autorités ukrainiennes font état de 20 000 morts. Au niveau militaire, le ministère de la Défense ukrainien estime les pertes russes à plus de 29 200 hommes, 204 avions et environ 1 300 chars depuis le début de l’invasion le 24 février.

Selon des sources occidentales, quelque 12 000 soldats russes ont été tués, ont indiqué à l’AFP environ 15 000 sources militaires françaises. Aucune statistique autonome disponible.

Mercredi soir, Kiev a remercié la France d’avoir accueilli “des blessés de guerre ukrainiens dans ses hôpitaux, et notamment dans les hôpitaux de l’armée”, selon un communiqué du ministère français des Armées.

Sur le terrain, à Lyssychansk, dans l’oblast de Lougansk, dans l’est de l’Ukraine, la police locale a enterré au moins 150 personnes dans une fosse commune, a déclaré le gouverneur de la région, Sergei Gaidaï, à Telegram. Décédé pour être dûment enterré après la guerre. Ce sont des victimes des bombardements russes et des personnes décédées de causes naturelles.

  • La Russie est prête à aider à « surmonter la crise alimentaire » si les sanctions sont levées

Dans l’après-midi, lors d’un entretien avec le Premier ministre italien Mario Draghi, Vladimir Poutine a déclaré que Moscou contribuera à « surmonter la crise alimentaire » si les sanctions sont levées. “Quand on me demande si j’ai vu un espoir de paix, la réponse est non”, a-t-il déclaré.

  • L’OMS condamne la guerre en Ukraine et rejette la résolution russe

Les pays membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont adopté une résolution présentée par l’Ukraine condamnant “dans les termes les plus forts” l’agression militaire et les attaques contre les services de santé de la Russie. Le texte ne prévoit cependant pas de sanctions spécifiques contre la Russie au sein de l’organisation.

La résolution présentée par la Russie, que Moscou veut “plus neutre” que le texte ukrainien, a été rejetée par 66 voix contre et 12 pour.

  • En Russie, 115 soldats ont été licenciés pour avoir refusé de marcher sur l’Ukraine

Un tribunal militaire russe de la région de Kabardino-Balkarie (sud) a confirmé le limogeage de 115 militaires qui contestaient sa destitution de l’armée pour avoir refusé de participer à l’offensive en Ukraine. Le tribunal a estimé que l’armée avait “arbitrairement refusé d’accomplir une mission officielle” et a rejeté son appel.

Voici le détail des événements de ce 92e jour de guerre dans notre direct :

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