Le Québec compte maintenant 132 cas de monkeypox, dont 126 à Montréal

Le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique, et la Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique à Montréal, avaient invité les médias mardi après-midi à faire le point sur la situation : elle est bien maîtrisée, ont-ils estimé. heureux qu’il n’y ait pas de progression significative du virus.

L’épidémie continue d’affecter de manière disproportionnée les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. En fait, 100% des cas confirmés proviennent de cette communauté, a déclaré le Dr Drouin.

Jusqu’à présent, trois hommes ont été hospitalisés pour cause de maladie, mais tous sont sortis de l’hôpital. Les autres ont contracté une forme bénigne de la maladie, qui se manifeste principalement par des pustules qui se transforment en ulcérations, principalement au niveau des organes génitaux, rappelle le Dr Drouin.

Les personnes infectées par la souche de variole des singes circulant dans l’Ouest ces jours-ci se rétablissent généralement en trois semaines, a déclaré le Dr Boileau.

Vaccination prolongée

Plus de 3 000 personnes à risque ont jusqu’à présent été vaccinées sur un total de 40 000 doses mises à disposition par le gouvernement fédéral.

La vaccination, qui était jusqu’à présent réservée aux contacts étroits des cas de monkeypox et à ceux qui avaient des activités pouvant les mettre à risque, sera toutefois prolongée dans les prochains jours, a précisé le Dr Boileau.

Désormais, il sera proposé à tous ceux qui envisagent de réaliser ce type d’activité au cours des prochaines semaines, durant l’été.

Le Dr Drouin estime qu’entre 20 000 et 25 000 doses seront nécessaires pour réaliser cette opération.

“Des hommes qui envisagent d’avoir des relations sexuelles à Montréal avec d’autres hommes, pas nécessairement avec des partenaires stables et uniques, mais vraiment dans des contextes de socialisation, d’événements ou de travail du sexe… [seront invités] pour empêcher la vaccination. »

– Une nomination par Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal

Les résidents du Québec auront un privilège, a indiqué le Dr Boileau, qui a précisé que la vaccination ne serait pas offerte à toutes les personnes qui viennent à Montréal en tant que touristes.

Certaines cliniques sans rendez-vous sont actuellement établies à Montréal, mais des cliniques de vaccination seront également ouvertes à l’extérieur de Montréal. Rendez-vous sur le portail Clic Santé pour les trouver.

Les migrants en situation précaire et ceux qui habitent ici mais qui n’ont pas accès à une carte santé seront vaccinés sans discrimination, a précisé le Dr Drouin.

Le vaccin contre la variole du singe est pleinement efficace sept jours après l’injection, a déclaré le Dr Drouin mardi après-midi.

Photo: piscine / afp via getty images / CARLOS OSORIO

Mais pourquoi prolonger la vaccination si la situation est bien maîtrisée et que la grande majorité des personnes concernées souffrent d’une forme bénigne de la maladie ?

Avec l’arrivée de l’été, il y aura des fêtes, plus d’opportunités et plus de gens venant visiter Montréal, dit le Dr Drouin. Dans ce contexte, nous voulons proposer la vaccination à un groupe plus large, explique-t-il.

Le Dr Drouin rappelle également que la variole du singe se transmet par contact intime prolongé avec la peau ou avec des objets comme des draps ou des vêtements et non par de simples gouttes, comme c’est le cas avec la COVID-19.

Ainsi, selon elle, la participation aux nombreux festivals organisés à Montréal durant l’été ne devrait pas constituer un risque de pollution.

Montréal est l’épicentre de l’épidémie de variole en Amérique du Nord. La campagne de vaccination sera prolongée. L’épidémie est-elle sous contrôle ? Je souhaite la bienvenue au Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique.

Une urgence de santé publique internationale ?

La déclaration intervient alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) envisage de déclarer une “urgence de santé publique internationale”. A ce jour, le virus a été signalé dans 39 pays, dont 32 où la maladie n’est pas endémique.

Déclarer la variole comme une urgence sanitaire internationale lui donnerait la même désignation que la pandémie de COVID-19 et signifierait que l’OMS considère cette maladie normalement rare comme une menace constante pour les pays du monde entier.

Interrogé à ce sujet, le Dr Boileau a toutefois dit ne voir aucune contradiction entre le message rassurant diffusé mardi par la Santé publique québécoise et les constats les plus dramatiques faits par l’OMS le même jour.

On sait qu’il y a une augmentation des cas, on le voit dans plusieurs villes européennes, a-t-il d’abord établi. Ici aussi, nous le voyons, mais ce n’est pas une augmentation qui s’envole, et c’est précisément parce que nous avons agi […] que nous nous croyons capables de contenir ici, sur le territoire québécois, et en particulier à Montréal.

Des cas de variole ont également été signalés au Canada, en Ontario, en Colombie-Britannique et en Alberta, mais beaucoup moins qu’au Québec.

Vendredi dernier, l’OMS avait dénombré 1 772 cas dans le monde. Le Canada était le cinquième pays le plus touché, après le Royaume-Uni, l’Espagne, le Portugal et l’Allemagne.

Pour lutter contre la maladie, la Commission européenne et le laboratoire danois Bavarian Nordic ont annoncé mardi la conclusion d’un contrat pour l’achat de plus de 100.000 doses de vaccins contre le monkeypox, détectés dans 19 Etats membres ainsi qu’en Norvège et en Islande.

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