Le Sud-Africain Pierre Carter devient le premier à lancer légalement un parapente depuis un sommet de l’Everest

Cette photographie, prise le 15 mai 2022 et avec l’aimable autorisation de Pierre Carter, montre le parapente sud-africain alors qu’il descend du sommet de l’Everest. – /AFP

Génial vingt minutes. “C’était un vol magnifique. Au-dessus, puis à travers et au-dessous des nuages.” Pierre Carter est parti la semaine dernière pour la première fois légalement près du sommet de l’Everest, la plus haute montagne du monde, pour un vol rarissime.

Le parapentiste sud-africain de 55 ans a volé depuis le col sud de l’Everest, à environ 8 000 mètres d’altitude, a indiqué l’organisateur de l’expédition mardi 24 mai. En tout, il n’aura fallu qu’une vingtaine de minutes pour atteindre le village de Gorakshep, situé à 5 164 mètres d’altitude.

Les conditions météorologiques l’ont dissuadé de décoller du sommet de l’Everest, à 8 849 mètres d’altitude. “Plus vous montez, plus il sera difficile de décoller, car la pression d’air est plus importante et votre parapente ne vole plus aussi facilement”, a déclaré Peter Carter à l’Agence France-Presse (AFP).

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Cette performance est remarquable, selon Dawa Steven Sherpa d’Asia Trekking, une société d’expédition basée au Népal interrogée par l’AFP : “C’est la première fois que le Népal délivre un permis de vol vers ses montagnes. Selon lui, cette expérience devrait inspirer plus d’un un seul grimpeur la saison prochaine, maintenant que les autorités népalaises semblent disposées à autoriser des vols depuis les sommets de l’Himalaya depuis l’Everest, le tout effectué sans autorisation gouvernementale.

Un vétéran de la ferme

Le premier, l’alpiniste et pilote français Jean-Marc Boivin, avait atteint le sommet en parapente en 1988. En 2001, un couple français l’imite en tandem, un exploit répété dix ans plus tard par deux grimpeurs népalais.

“Les autorités voient maintenant cela comme un stimulant pour l’industrie du tourisme au Népal, surtout après le Covid”, a déclaré Dawa Steven Sherpa. Le pays n’a rouvert ses sommets aux grimpeurs que l’année dernière, suite à la pandémie de Covid-19.

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Carter n’en est pas à sa première tentative. Il commence l’escalade à l’adolescence et s’intéresse rapidement au parapente, discipline dans laquelle il multiplie par la suite les exploits. Depuis 2005, il a grimpé de cinq des sept plus hauts sommets de différents continents, à commencer par le mont Elbrouz, en Russie.

En 2016, Carter est arrivé à Denali, en Alaska, mais n’a pas été autorisé à voler. Son prochain objectif serait de répéter l’exploit au sommet du mont Vinson en Antarctique. Depuis le début de la saison, au moins trois alpinistes, dont un Russe et deux Népalais, sont morts en tentant de gravir l’Everest.

Le monde avec l’AFP

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