A l’heure où le GIEC multiplie les rapports alarmants sur le réchauffement climatique et où les experts s’accordent unanimement sur l’urgence de réagir pour inverser la tendance, certains semblent encore douter du changement climatique.
Ce lundi soir, l’avocate et chroniqueuse française pour RMC, Sarah Saldmann, a fait des déclarations pour le moins polémiques. “Personnellement, je m’en fous de l’écologie, je m’en fous.”, a déclaré l’avocat en direct de l’émission “Les Grandes Gueules”. “D’abord je vois mon intérêt et peut-être plus tard, celui de la planète“.
Par ces déclarations, l’avocate formée au Barreau de Paris a voulu répondre aux demandes de la ministre de la Transition écologique, Amélie de Montchalin, qui a récemment invité les citoyens à faire attention à leur consommation de climatisation.
“J’aimerais que ceux qui donnent ce conseil s’appliquent à eux-mêmesSarah Saldmann a insisté.J’allais même acheter la clim, ça m’a fait réfléchir“, a continué aussi comme une provocation.
“Quand les gens viennent voter en jet privé, j’aime qu’on me demande ce genre d’instruction», s’est-il encore adressé en référence à l’ancien Premier ministre Jean Castex, qui s’était envolé pour voter au premier tour de la présidentielle dans sa commune de Prades (Pyrénées-Orientales).
“L’écologie n’est pas une opinion”
Les propos du chroniqueur ne sont pas passés inaperçus et ont été rapidement condamnés par plusieurs écologistes.
L’écologiste Hugo Clément, célèbre pour ses prises de position, a qualifié RMC “d’irresponsable” pour avoir publié ces déclarations en pleine heure de grande écoute. Il a également répondu aux commentaires de certains internautes, qui ont défendu la liberté d’expression de l’avocat. “Le problème n’est pas qu’il le pense et le dise, mais qu’une radio diffuse ce discours en masse. L’écologie n’est pas une “opinion” comme les autres, c’est une question de survie», a martelé le journaliste de France Info.
L’écrivain et militant Cyril Dion a également réagi aux déclarations du chroniqueur de RMC. “Personnellement, je me fous de Sarah Saldmannle réalisateur du film “Demain” a fait ses débuts. Ce qui m’importe peu, c’est qu’on donne la parole aux grands médias, en prime time, à des gens qui atteignent de tels degrés de faiblesse.“