Législatives 2022 : à LR, le parti est en bonne position pour le second tour

Ces dernières semaines, au sein du parti Les Républicains (LR), il est courant de commencer chaque analyse par ce préambule : « Voyons d’abord qui tombe au champ d’honneur et qui est encore debout. Dimanche 12 juin, les résultats du premier tour des élections législatives ont donné une nouvelle idée de l’état de la droite au niveau national après la présidentielle, et de la santé politique de ses figures.

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Deux députés importants n’ont pas réussi dimanche à mentir à ceux qui prédisaient que le mauvais score à la présidentielle (4,78%) ne pouvait qu’entraîner un carnage aux législatives. Le candidat sortant de l’Yonne Guillaume Larrivé, élu depuis 2012, a ainsi été éliminé dès le premier tour, arrivant en troisième position, derrière le Mythe national (RN) et la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes). “Aujourd’hui, je quitte l’Assemblée nationale avec tristesse, car c’est l’élection des électeurs de notre circonscription, qui ont placé l’extrême gauche et l’extrême droite en tête”, a-t-il déclaré dans un bref texte diffusé sur le réseau social. Twitter.

Dans le Vaucluse, c’est Julien Aubert, candidat sortant à la réélection, qui a lui-même été victime de la fragmentation du paysage politique en trois blocs autour du RN, des Nupes et de la majorité : le mandat élu a ajouté 17,17 % du vote et est quatrième, derrière ces trois forces. “Je suis déçu de ce résultat, qui ne reflète pas mon investissement de dix ans dans cette circonscription et au Parlement”, a-t-il écrit sur Facebook.

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Lui, comme d’autres élus LR de Provence-Alpes-Côte d’Azur, était en opposition directe avec le président de région, Renaud Muselier, et le maire de Nice, Christian Estrosi. Les deux extrémistes de droite, tous deux dans la majorité présidentielle, avaient juré de s’opposer à ce qui restait de LR sur leur territoire, accusant leur ancien parti d’être trop à droite.

“Complot” et “Sincérité”

Un ennemi de longue date de M. Estrosi, et donc la cible de cette campagne, Eric Ciotti, député de la 1ère circonscription des Alpes Maritimes, a résisté au choc. Dimanche est arrivé en tête avec 31,70% des suffrages. « Du fond du cœur, merci aux électeurs de la première circonscription des Alpes Maritimes qui m’ont confié les commandes lors de ce premier tour. J’appelle à une mobilisation générale pour gagner Nice et la France”, a écrit sur Twitter le candidat visiblement ravi. Si quelqu’un avait vraiment des doutes sur le résultat du vote dans cette circonscription, beaucoup le regardaient de très près. De manière générale, le député sortant devrait jouer un rôle important dans l’avenir du parti de droite comme son très bon score au Congrès pour désigner le candidat LR à la présidentielle de décembre 2021 : il est sorti vainqueur du premier tour.

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