Jean-Luc Mélenchon, lors du premier meeting de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), à Paris, le 1er juin 2022. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Mercredi soir, les candidats parisiens de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes), réunis dans une salle du XIe arrondissement, étaient tous dans la même lignée. Contre Emmanuel Macron et le gouvernement d’Elisabeth Borne, ils ont tenté, chacun leur tour, d’installer l’affrontement, dans un paysage marqué par la campagne tranquille du Mythe national et la tentative d’anesthésie électorale du chef de l’Etat. Le vote des 12 et 19 juin sera “le troisième tour qui nous permettra de choisir entre Emmanuel Macron, le gouvernement d’Elisabeth Borne et nous, entre la politique de crise permanente, l’inaction coupable et la responsabilité envers le pays et envers l’histoire” . , lancée par Sophia Chikirou (La France insoumise, LFI), candidate du 20e arrondissement. Plus de technocratie, plus d’oligarchie, plus de Macronie. Prends-nous, prends les Nupes, prends-le comme un instrument, un moyen de mettre fin à ton monde. Parmi les rangs des candidats qui ont décliné leur identité figuraient les deux candidates du Parti socialiste à Paris, la députée Anne Hidalgo Olivia Polski et Marine Rosset ; l’élu régional Dieynaba Diop a repris le temps de parole des socialistes.
Dans la campagne législative, ce meeting a encore démontré la tentative de personnalisation du vote. Cette stratégie, déployée par Jean-Luc Mélenchon, n’a qu’un but : tenter de changer la loi d’airain de la V République, qui veut qu’à partir du renversement du calendrier, les élections législatives apportent une majorité au président élu. Dans cette équation, la mobilisation est clé, car la progression de l’abstention entre élections présidentielles et législatives peut aisément signifier l’échec des ambitions nuptiales. Mais le député des Bouches-du-Rhône a souligné que “si les gens pensent qu’on peut gagner, ils descendront en colis, en bouquets, en wagons”.
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“L’Etat s’effondre”
A son tour, la communiste Céline Malaisé, candidate de la 7e circonscription, a critiqué sa concurrente de la Renaissance, la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire, surnommée la “porte-parole du mensonge du gouvernement”. Julien Bayou, du district 11, a mentionné Elise Fajgeles, une conférencière sur un projet de loi sur l’asile et l’immigration qui, selon elle, jette des enfants dans des centres de détention. Jean-Luc Mélenchon est monté sur la tribune en dernier, pour vanter, face aux macronistes qui appellent à une coalition de circonstances, une alliance sans précédent par son ampleur. “Les plus solidaires, les plus dynamiques, les plus proposants peuvent diriger”, a-t-il déclaré.
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