“J’ai honte de lui pour cette trahison.” Brigitte Kuster n’arrive pas à y croire. La députée LR qui se représente dans le 4e arrondissement de Paris se dit « sidérée » par nos confrères du Figaro. La cause de cette émotion ? Le fait que Nicolas Sarkozy recevait mercredi matin Astrid Panosyan-Bouvet, sa rivale Ensemble ! pour le second tour, révèle Le Parisien. Il a été question “de la situation politique, de la recherche d’une majorité stable et de la poussée des noces et de l’extrême gauche”, selon les propos de l’équipe du candidat rapportés par le journal.
Une discussion qui blesse le plus la candidate LR car elle est une fidèle de longue date de Nicolas Sarkozy puisqu’elle a été présidente de son comité de soutien parisien lors des primaires de la droite de 2016, qu’Astrid Panosyan-Bouvet est une ancienne socialiste et que la ce dernier a largement dominé le premier tour (41,03% contre 28,91%). “Si Brigitte Kuster avait demandé à voir Nicolas Sarkozy, elle l’aurait reçu aussi”, a déclaré l’entourage de l’ancien président à Paris.
“Malheureux. Indigne. Traître”
Mais le mal est fait, et peut-être signe que l’étoile Sarkozy n’est plus aussi brillante qu’avant au sein de LR, les propos ont été durs contre le fondateur du parti. “C’est une grande tristesse, c’est une trahison”, a déclaré Jean-François Copé à RTL alors que Geoffroy Boulard, le maire du 17e, tweetait sur Twitter : “En mauvais état. Indigne. Traître. Quand un président est appelé.” candidat “soutient un candidat de gauche […]… Lui qui a donné tant de leçons de loyauté. Prêt à tout pour exister et sauver votre peau. Sans parler de l’emoji “vomi”, bien sûr.
Et au contraire, tous les experts LR se sont réunis autour de Brigitte Kuster. Soit Valérie Pécresse, qui, pour l’essentiel, n’avait pas été soutenue par Nicolas Sarkozy lors de la dernière élection présidentielle et qui se targue d’être « une députée de grande qualité défendant une ligne politique claire au Parlement », soit encore Xavier Bertrand, à travers une courte vidéo, par Michel Barnier et Rahida Dati mercredi dans le 4e arrondissement.