Hausse du Smic et des retraites, revalorisation des salaires, blocage des prix des produits de première nécessité, contrôle des loyers : la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) a présenté mercredi 25 mai son plan d’urgence du pouvoir d’achat. “C’est une opération légale de Robin des Bois”, a déclaré le secrétaire national d’EELV Julien Bayou.
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Face à “une explosion des prix de tout ce qui est important au quotidien”, “le gouvernement n’a aucune idée de comment faire face à la situation”, a dénoncé le chef de file de la rébellion Jean-Luc Mélenchon lors d’une conférence de presse organisée avec plusieurs représentants de la nouvelle coalition de gauche, créée pour les élections législatives des 12 et 19 juin.
“L’idée centrale est de faire payer l’inflation aux profits plutôt qu’aux salaires, et d’empêcher la pollution de l’inflation d’un secteur à l’autre”, notamment “en bloquant les prix”, a déclaré le tribun rebelle, qui espère être Premier ministre si Nupes obtient la majorité à l’issue du vote. Toutes les mesures de ce plan sont financées grâce à « une meilleure répartition des richesses », précise Julien Bayou.
Par exemple, la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, valorisé à 12 milliards d’euros, est “équivalente au rétablissement d’un ISF renforcé”, et la hausse des petites retraites (25 milliards d’euros) sera compensée par des “revenus”. de cotisations sociales désormais exonérées (dividendes, rachats d’actions, intéressement, etc.) ».
“Notre objectif est d’augmenter les revenus des Français”, a ajouté Ian Brossat, n°2 au PCF. “On ne montera pas la France avec des Français mal payés” et au “pouvoir d’achat complètement épuisé”. Ainsi, le Nupes prévoit, par décret, de porter le salaire minimum à 1 500 euros net et d’augmenter de 10 % le point d’indice des fonctionnaires.