17h02, 17 juin 2022, modifié à 19h22, 17 juin 2022
Les derniers sondages de chaque bureau de vote donnent au camp d’Emmanuel Macron le plus grand nombre de sièges dimanche après les législatives. Mais le bloc Ensemble dépasse à peine le seuil de la majorité absolue qui est de 289 sièges sur 577. Le Nupes peut espérer plus de 200 sièges.
Une majorité, mais quelle majorité ? Dimanche soir, les Français renouvelleront l’Assemblée nationale à l’occasion du second tour des législatives. Jusqu’à présent, seuls cinq députés ont été élus la semaine dernière, quatre rebelles représentant l’Union populaire écologique et sociale nouvelle (Nupes) et un de la majorité réunis. Il reste 572 places vacantes au Palais-Bourbon. Si Jean-Luc Mélenchon s’imagine toujours premier ministre après l’élection, avec une majorité de gauche pour voter ses réformes, le scénario le plus probable est que la majorité présidentielle obtienne plus de sièges. Mais Emmanuel Macron n’est pas assuré d’une majorité absolue, nécessitant au moins 289 élus, selon les derniers sondages publiés par les bureaux de vote.
Dans le détail des dernières enquêtes de six instituts publiées ces deux derniers jours :
- Le blog Ensemble, qui réunit La République en marche, le MoDem de François Bayrou et Horizons d’Edouard Philippe, est crédité au mieux de 267 à 307 places (Harris Interactive) et au pire entre 252 et 292 places (Odoxa).
- Les Nupes obtiendraient au maximum 179 à 225 sièges (Odoxa) et 140 à 180 sièges (Ipsos) dans le scénario le moins favorable.
- En forte baisse, le bloc LR-UDI pourrait rester la troisième force la plus forte à l’Assemblée, avec 42 à 62 sièges (Odoxa) pour la bande la plus basse et 60 à 80 sièges pour la plus haute.
- Le RN pourrait enfin se doter d’un groupe politique d’au moins 15 députés. Les projections lui donnent au pire entre 20 et 40 sièges (OpinionWay), au mieux entre 30 et 50 (Elabe).
- D’autres tendances politiques pourraient être représentées comme les diverses gauches qui ne font pas partie du Nupes (jusqu’à 24 sièges possibles, selon Ipsos), les diverses qui pourraient comprendre des élus régionalistes (jusqu’à 13 élus) ou les diverses droites (jusqu’à 13 élus) . 8).
Pas d’augmentation de la participation, estimée entre 44 et 49%
Pour le chef de l’Etat, qui pouvait compter sur plus de 360 élus après les législatives de 2017 et 346 autres membres de la majorité à l’Assemblée sortante, la prochaine législature s’annonce donc compliquée. S’il obtient la majorité absolue, il devra composer avec ses alliés du MoDem et d’Horizons, qui peuvent parfois avoir un autre agenda politique. Et sans majorité absolue, il lui faudra trouver des moyens supplémentaires, notamment à droite, pour que le gouvernement Borne ne soit pas battu à l’Assemblée.
Ces projections, dont la méthodologie est propre à chaque institut, n’ont aucune valeur prédictive et peuvent fortement varier en cas de mobilisation ou de démobilisation d’un électorat plutôt qu’un autre dimanche. Le vote se fait par définition de circonscription à circonscription, les moindres écarts pourraient avoir des conséquences sur le résultat de chaque élection, qui plus est dans un contexte de forte abstention.
La participation est également estimée selon les instituts entre 44 et 49%, sans amélioration par rapport au premier tour (47,51%) mais toujours au-dessus du record d’abstention atteint en 2017 (42,64% au second tour).