Par Pierre Breteau, Romain Imbach et Romain Geoffroy
Publié aujourd’hui à 20h00, mis à jour à 20h22
À la présidentielle, Emmanuel Macron a bénéficié d’appels de candidats de gauche à voter contre l’extrême droite. Aux élections législatives, la destitution n’est pas automatique.
Pour gagner les présidentielles de 2017 et 2022, le candidat Emmanuel Macron a pu compter sur un front républicain face à la candidate du Regroupement national (RN) Marine Le Pen. La plupart des candidats de gauche éliminés au premier tour (Yannick Jadot, Anne Hidalgo, Fabien Roussel) avaient clairement appelé Emmanuel Macron à voter quand Jean-Luc Mélenchon a demandé de ne “donner aucune voix à Marine Le Pen”.
Mais ce front républicain fonctionne-t-il dans l’autre sens ? Candidats ensemble ! supprimé au premier tour des législatives pour bloquer le RN ? La coalition majoritaire au pouvoir suit une stratégie « au cas par cas ».
Nous avons listé les consignes et réactions des Junts ! dans les 61 circonscriptions où un candidat d’extrême droite (RN, Debout la France ou autre) est en duel avec le Nupes. Selon nos décomptes, seuls neuf d’entre eux ont clairement appelé à voter pour leur exrivat à gauche, et quinze à ne pas voter pour le RN, alors que la plupart restent dans des considérations générales ou rejettent toute consigne.
Ce total est susceptible d’évoluer, certains candidats n’ayant pas encore exprimé leur point de vue.
Ces « cartes » présentent des circonscriptions dans lesquelles se déroule un duel National Mariage-Rassemblement et dans lesquelles le candidat Ensemble ! a été retiré.
appeler à voter Les mariés contre RN ne veulent pas “ne votez pas RN” sont sur une ligne “ni, ni” ou voteront blanc ne donnent pas d’instructions de vote n’ont pas pris la parole Nous avons retiré la 3e circonscription de la liste de l’Aisne. Bien que le socialiste (Nupes) Jean-Louis Bricout (45,88%) affronte le second tour dans le RN Paul-Henry Hansen-Catta (32,31%), aucun candidat Ensemble ! il n’était pas présent au premier tour.