“Depuis quelques jours, la demande de poêles et autres petits radiateurs est assez forte, raconte un employé du point de vente Carolo. Même certains appareils sont épuisés.” C’est ce que confirme la caissière de Brico de Boussu. “Ici, les radiateurs à pétrole se vendent comme des petits pains en ce moment. Malgré le fait que nous soyons une petite boutique, nous arrivons à en vendre entre trois et quatre par jour, ce qui n’est rien, d’autant que leur prix peut atteindre 200 euros.”
S’il est difficile de quantifier l’ampleur du phénomène en Wallonie, il apparaît donc que les chauffages d’appoint ont la cote auprès des ménages.
“une alternative”
« Normalement, les clients dépensent plus souvent entre 25 et 140 euros pour ce type d’appareil, explique-t-on à Mr. Bricolage de Perwez, où l’on précise aussi que ces appareils sont particulièrement efficaces dans les petites pièces. Il est clair que l’objectif principal est de trouver une alternative pour allumer le chauffage central le plus tard possible et/ou économiser du carburant.”
“Actuellement, les gens préfèrent couper le radiateur dans les petites pièces et démarrer un convecteur quand ils en ont vraiment besoin”, poursuit-on chez Brico de Boussu. Quitte à aller au-delà des conseils d’utilisation. “Cette année, nous pensons que toute économie, même minime, est la bienvenue. Par exemple, il n’est pas rare que des clients nous disent qu’ils préfèrent le mazout (moins cher, ndlr) au carburant liquide qui est recommandé pour l’utilisation de leur poêle à pétrole. Ils savent qu’ils ne peuvent plus compter sur leur garantie, mais ils s’en fichent. Ils préfèrent économiser tout de suite, quitte à gâcher leur chauffage.