SOPA Images via Getty Images Eric Zemmour, le 12 juin 2022 après avoir été éliminé au premier tour des élections législatives dans la 4e circonscription du Var.
POLITIQUE – Après de cuisants échecs aux élections présidentielles et législatives, le parti d’extrême droite Reconquête fait face à des divisions internes suite aux déclarations controversées d’Eric Zemmour. Le candidat battu dans le Var a déclaré lors d’une réunion du comité politique du mouvement, mardi 21 juin, que “les classes populaires sont analphabètes”.
Les déclarations, diffusées par le magazine L’Express, ont déplu à certains membres de Reconquête, dont Jacline Mouraud, une ancienne figure des Yellow Jackets qui a rejoint Eric Zemmour. Confirmant que l’ex-polémiste a prononcé cette phrase bien après avoir été mis en cause pour son incapacité à parler aux classes populaires, il estime que “c’est une insulte au peuple de France que je défends de toutes mes forces”.
A la question de savoir si l’expression “la France populaire est illettrée” a été prononcée par E Zemmour, comme beaucoup d’autres, je suis obligé de dire la véracité de cette affirmation. C’est une insulte au peuple de France que je défends de toutes mes forces.
— Jacline Mouraud (@JaclineMouraud) 22 juin 2022
Une « association de soutien aux membres » en préparation
Cette prise de distance avec l’ancien candidat à la présidentielle reflète les tensions présentes au sein de la mouvance d’extrême droite, notamment quant à son fonctionnement, alors qu’aucun candidat de la Reconquête n’a été élu à l’Assemblée nationale. Lors de la réunion de mardi, l’hebdomadaire note que “le ton est monté rapidement” au point qu’Eric Zemmour et le vice-président du mouvement Jérôme Rivière ont failli faire mouche.
“Cela ne fait aucun doute. Les membres de la Reconquête ne se sont jamais plaints à L’Express. Aux élections législatives, les mêmes recettes ratées ont été utilisées qu’à la présidentielle, aboutissant aux mêmes résultats catastrophiques.
A l’honneur de ces fondateurs : les anciens LR Guillaume Peltier et Sarah Knafo, dont la dénonciation de l’étranglement et de “l’attirance” pour la stratégie du parti. Les cadres du parti s’apprêtent à créer une « association de soutien aux membres » dans le but de « contrecarrer le pouvoir totalitaire de la direction ».
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