Les députés adoptent le projet de loi de finances rectificative après d’intenses débats

Dans la nuit de mardi à mercredi, l’Assemblée nationale a approuvé le projet de loi de finances rectificative, qui intègre plusieurs mesures en faveur du pouvoir d’achat.

En fin de soirée, les députés ont terminé l’examen du projet de loi rectificative de finances et voté sur ce texte présenté par le gouvernement. Parmi les parlementaires présents ce mercredi à 3h45, 293 élus ont voté pour, 146 contre.

Ce projet de loi fait suite au texte “relatif aux mesures d’urgence de protection du pouvoir d’achat”, qui avait été adopté après de très longs débats dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 juillet.

Pour protester contre la mise en place d’une seconde délibération sur un amendement de l’opposition, les députés RN ont quitté l’hémicycle avant le vote du projet de loi. Nupes a voté contre et Les Républicains pour.

Redevance de fin de licence TV

Parmi les principales mesures de ce nouveau texte, qui doit désormais passer au Sénat, soulignons la suppression de la taxe qui finance la télévision publique et le financement par l’Etat de la renationalisation à 100% d’EDF. Cette opération de 9,7 milliards d’euros vise à sortir le groupe de production et de distribution d’électricité de sa routine financière et industrielle.

Les débats, intenses depuis le début de cette 16e législature, ont été parfois houleux et tendus.

Deuxième délibération sur les retraites

Coup de théâtre mardi : après tout, les députés ont voté, contre l’avis du gouvernement, le déblocage de 500 millions d’euros pour augmenter les pensions des retraités. Mais à l’issue de l’examen de ce texte, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a demandé une seconde délibération. Peu après 02h30 mercredi, la mesure a donc été abandonnée par l’Assemblée nationale, sous les critiques de l’opposition.

“Vous êtes allergique au droit à la retraite, vous êtes allergique au progrès social”, a lancé le communiste Pierre Dharréville, son camarade André Chassaigne qualifiant de “torchon” l’amendement de réécriture du gouvernement.

Pourtant, le gouvernement a dû essuyer plusieurs déboires tout au long de l’examen du texte, avec le vote en faveur d’un maximum de 230 millions d’euros pour le chauffage des habitations au fioul ou encore un amendement qui permet d’allouer 120 millions d’euros aux départements pour faire face au réévaluation. du RSA.

Débutés ce vendredi après-midi, les débats se sont donc terminés dans la nuit de mardi à mercredi. Sa durée, qui n’est pas tout à fait exceptionnelle pour un PLFR de cette ampleur, a été critiquée par Bruno Le Maire lundi soir, dénonçant des discussions “interminables”.

Ce mardi, la France insoumise a répondu sèchement. “Il y a une re-parlementarisation de la vie politique”, a déclaré le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière.

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