16:34, 16 juillet 2022, modifié à 16:48, 16 juillet 2022
Une nouvelle façon d’attirer l’attention ? Une façon de montrer sa ferme opposition au gouvernement d’Elisabeth Borne ? La présentation d’un projet de loi par le groupe La France insoumise (LFI) qui veut changer le nom de la désormais célèbre obligation Macron peut faire planer le doute. Selon Le Parisien, les 75 députés LFI veulent remplacer la dénomination “prime de partage de valeur” par “prime de fumer”. Si l’ironie semble aller avec cette proposition, elle figure bien dans cette proposition d’amendement dans le cadre de l’article premier du projet de loi sur le pouvoir d’achat.
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Pour les députés concernés, “le terme (“prime de partage de valeur”) reste plus que jamais problématique”. Pour eux, “aucune valeur d’actions gratuite” et “le principe d’un bonus est de distribuer une fraction de la valeur excédentaire”. Les députés LFI estiment que de telles primes « comblent le déficit artificiel des comptes de la Sécurité sociale » car la rémunération est nette et « ferme tous les droits sociaux ». Pourquoi utiliser le terme « étouffement » ? Juste pour le rendre “plus lisible pour tout le monde”. Et les révoltés avançaient d’autres arguments, toujours avec ironie : « Le terme « premium enfumage » nous semble avoir les qualités requises : explicite quant à son objet, bref dans son expression, accessible dans son vocabulaire.
Possibilité de tripler la prime
Ce changement n’est pas fortuit, puisque le gouvernement a prévu de revoir en profondeur le dispositif dans sa facture de pouvoir d’achat. Comme le rappelle Capital, lors de la campagne présidentielle, le candidat à la présidentielle s’était engagé à tripler le plafond de cette prime qui permettait aux entreprises de verser 1.000 euros à chaque salarié net d’impôts et hors cotisations. Emmanuel Macron avait donc émis le souhait de porter ce montant à 3 000 euros, voire 6 000 euros en cas d’accord d’intéressement avec l’entreprise.
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Mais dans la facture des limites ont été fixées avec notamment deux niveaux de primes en fonction des revenus du salarié. Si l’on tient compte des chiffres du ministère des Comptes publics, le montant de la prime versée en 2021 était bien inférieur au montant maximum autorisé, soit en moyenne 506 euros.