ENQUÊTE – Selon une étude d’Odoxa Backbone Consulting menée par Le Figaro, 51% des Français souhaitent que le chef du gouvernement reste à Matignon, mais à la tête d’une équipe largement remaniée.
Quel avenir pour Elisabeth Borne ? Deux semaines après les résultats des élections législatives, le chef du gouvernement est jugé. Sans majorité absolue, il tente de sauver sa position et de conserver une capacité d’action. La stratégie réussit puisqu’Emmanuel Macron lui a jusqu’ici renouvelé sa confiance. Toujours dans l’opinion publique, le premier ministre marque des points. Selon un sondage d’Odoxa Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro, 51% des Français souhaitent qu’il reste en place. C’est neuf points de plus qu’il y a une semaine.
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Cependant, ce n’est pas un chèque en blanc accordé par la population. Au contraire. Conscients que le processus est risqué, car il pourrait conduire à sa démission, la majorité des Français (66%) estiment qu’Elisabeth Borne devrait soumettre au fameux vote de confiance, suivant soi-disant la tradition républicaine le discours de politique générale qu’elle prononcera ensuite. Mercredi devant les députés. L’avis est forcément partagé par les sympathisants de l’opposition (78% pour LFI, 75% PS, 70% EELV, 74% RN), mais aussi ceux de la Renaissance (54%).
Un gouvernement “ouvert”.
En revanche, le désir de changement est réel. Au-delà de Matignon, l’opinion publique (55%) appelle à un large remaniement ministériel, notamment en ce qui concerne les ministères “les plus importants”. Ils sont moins nombreux (40 %) à souhaiter que le changement se limite aux seuls trois ministres battus aux législatives, et à Yaël Braun-Pivet, parti du Perchoir.
Il est aussi préférable, pour 46% des Français, que le nouveau gouvernement soit ouvert à des personnalités d’horizons différents, sans forcément avoir un accord de coalition enregistré avec ces autres partis. “Les partisans des partis les plus modérés (PS, EELV, Renaissance et LR) choisissent tous, de loin, cette idée de gouvernement ouvert quand ceux qui soutiennent RN, Reconquête ou LFI défendent le gouvernement d’union nationale.” souligne Céline Bracq, PDG d’Odoxa.
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Mais, visiblement pessimiste, l’opinion publique ne croit pas que tous ces scénarios puissent se concrétiser : 56 % des sondés estiment qu’Emmanuel Macron ne tiendra pas compte de la nouvelle configuration de l’Assemblée nationale pour gouverner dans les cinq prochaines années. “Seuls les partisans de la Renaissance croient encore vraiment à la capacité du chef de l’Etat à écouter ses concitoyens”, estime Céline Bracq.
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