Les grèves sur Ryanair et Brussels Airlines perturbent le ciel européen

Des agents de sécurité à l’aéroport Adolfo Suárez Madrid-Barajas pendant que les travailleurs de Ryanair se rassemblent pour une grève, le 24 juin 2022, à Madrid. OSCAR DEL POZO / AFP

Le ciel européen a été légèrement altéré vendredi 24 juin par une grève sur Brussels Airlines et Ryanair à l’occasion du début de la saison estivale. Les salariés se disent sous pression face à la reprise brutale du trafic aérien.

Chez Ryanair, plusieurs syndicats européens d’hôtesses ont appelé à l’arrêt du travail à partir de vendredi en Espagne, au Portugal et en Belgique, puis à partir de samedi en Italie et en France. En Belgique, ce mouvement de contestation a contraint la compagnie low-cost irlandaise à annuler 127 vols entre vendredi et dimanche avec départ et arrivée à Charleroi, où se concentre l’essentiel de son activité.

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La compagnie ne pourra assurer qu’entre 30% et 40% de son activité prévue sur cet aéroport, a indiqué un porte-parole de Brussels South Charleroi Airport à l’Agence France-Presse (AFP) qui exploite l’aéroport.

Lutte en Espagne pour le service minimum

Ce mouvement social rejoint la Belgique dans une grève chez Brussels Airlines (groupe Lufthansa) prévue samedi. La compagnie a annoncé en début de semaine l’annulation de 315 vols vers Bruxelles-Zaventem de jeudi à samedi.

Au Portugal, la grève de Ryanair a eu un impact plus limité, avec deux vols annulés seulement vendredi matin, selon le syndicat SNPVAC. Le déménagement devrait se poursuivre jusqu’à dimanche.

En Espagne, où Ryanair emploie 1.900 personnes, aucun vol n’a été annulé, à l’exception des correspondances vers la Belgique, la compagnie irlandaise est restée en conflit avec les syndicats sur la question du service minimum.

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Le ministère espagnol des Transports a en effet décidé ce jeudi d’appliquer un service minimum pouvant aller jusqu’à 82% des vols vers certaines destinations, et dit vouloir conjuguer “le droit de grève” avec “l’intérêt des voyageurs”. Mais selon les syndicats, Ryanair a décidé d’aller au-delà de ces règles, obligeant les salariés à maintenir 100% de leurs vols, ce qu’ils entendent contester en justice.

Après Ryanair, une grève d’EasyJet en Espagne

“La compagnie a informé les employés que tous les vols étaient soumis à un service minimum, les menaçant de représailles disciplinaires”, a déclaré à la presse Ernesto Iglesias, un représentant syndical américain de Ryanair. L’entreprise irlandaise “ne respecte pas la loi”, a déclaré le dirigeant syndical, qui appelle à une amélioration des conditions de travail, ce groupement étant le seul, selon l’USO, à ne pas avoir de convention collective en Espagne.

Dans un communiqué transmis à l’AFP, le directeur général de l’entreprise, Eddie Wilson, a déclaré que les grévistes ne cherchaient “que la confrontation”, rappelant avoir “signé un accord” sur les salaires et les horaires avec un autre syndicat. “Nous opérons 2.500 vols par jour. La plupart de ces vols continueront d’opérer, même si un syndicat ‘Mickey’ se met en grève en Espagne ou si les syndicats belges du personnel navigant commercial veulent se mettre en grève”, a déclaré le directeur général de la compagnie. , Michael O’Leary.

En Espagne, la grève de Ryanair – compagnie leader en nombre de passagers transportés dans le pays – se poursuivra jusqu’au 2 juillet, date à laquelle les vacances débuteront dans de nombreux pays européens. Elle sera diffusée à partir du 1er juillet par un mouvement social au sein de la compagnie low-cost britannique EasyJet : le syndicat USO a prévu une grève de neuf jours en un mois dans les aéroports de Barcelone, Malaga et Majorque (Baléares).

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Ces grèves surviennent alors que le trafic aérien a connu une hausse fulgurante ces dernières semaines, principalement sur les compagnies low-cost, en raison de la levée de la plupart des restrictions de voyage liées au Covid-19. Ce redémarrage rapide a causé des difficultés dans de nombreux aéroports et certaines compagnies sont contraintes d’annuler des vols par manque de personnel.

Le monde avec l’AFP

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