Les HPI, ces “zèbres” hypersensibles popularisés par le phénomène série

Morgane Alvaro, mère de trois enfants, divorcée, femme au foyer qui ne manque jamais de mots, devenue consultante de la police lilloise, a réuni des millions de téléspectateurs devant son écran. Mais qu’y a-t-il d’autre dans cette série policière dans son ton décalé ? Il représente une femme à haut potentiel intellectuel, avec un QI de 160. Et cela contraste fortement avec les manières de faire et de penser des « neurotypiques », c’est-à-dire de la plupart des êtres humains. Pour cette femme colorée, les idées vont plus vite que la musique, le cerveau accélère et les associations non linéaires d’idées constituent sa norme.

Et la série fait un excellent travail pour donner vie à ces mécanismes de pensée “HPI” et à la tornade d’émotions diverses qu’est Morgane Alvaro.

Un fonctionnement différent de la « norme neurotypique » qui, comme les hypersensibles, intéresse de plus en plus de personnes qui se découvrent enfin. rappelez-vous le livre Fort comme un hypersensible de Maurice Bartélemy, qui a été un succès début 2021.

Livres je pense trop et mon fils pense trop de Christel Petitcollin connaît également un succès mondial.

En effet, “on parle de plus en plus d’hypersensibilité, de sur-efficacité, d’hyper-potentiel, etc., et les études scientifiques sur le sujet ne manquent pas.“, explique Julie Arcoulin, consultante en développement personnel spécialisée dans les relations toxiques, l’épuisement et la surefficacité mentale.”Zèbre, haut potentiel, sur-performant, atypique, surdoué, etc. Autant de mots pour définir un phénomène assez complexe. Soyons clairs : ces mots veulent dire la même chose. Un cerveau qui bouillonne, qui s’échauffe, qui ne s’arrête jamais, qui comprend vite, qui réfléchit, qui se questionne, qui va d’une idée à l’autre, que des émotions, des valeurs fortes, l’incompréhension de certaines choses font exploser la société, l’engagement pour des causes, etc. sur. une extrême sensibilité…“Cela inquiéterait 2% de la population, avec un QI supérieur à 130. Mais certains super-efficaces pourraient très bien échouer aux tests. Pourquoi ?”Parce qu’ils questionnent les questions, tout est sujet à questionnement avec la présence d’émotions qui jouent aussi des montagnes russes. “

Avantages et inconvénients

Penser comme un sur-efficace n’est pas facile, comme nous l’a dit Christel Petitcollin : “Une dame me parlait tout le temps de familles de hamsters dans ma tête ! Il existe deux principales caractéristiques neurologiques. Le premier est l’hyperesthésie, ou avoir les cinq sens en alerte beaucoup plus que la normale. Ils sont dans un sentiment exacerbé. Ils sont aussi hypersensibles, hyperémotifs.

La deuxième caractéristique, que l’on soit sur-efficace ou normatif (et il n’y a pas de sens péjoratif ici), c’est que les normistes ont une pensée logique, séquentielle et linéaire comme un train de pensée ou une corde nouée avec laquelle nous nous déplaçons. . avancer de manière logique et progressive. Parmi les super-efficaces, les La pensée va comme une étoile, une idée en engendre dix qui en engendrent dix autres. On imagine bien que l’organisation de la pensée est différente quand on a une corde nouée qui se déplie par rapport à une toile dans laquelle on rebondit comme une mésange. »

Tout cela a bien sûr des inconvénients : se sentir incompris, bizarre, différent, à l’écart. Mais aussi des atouts : créativité, plein d’énergie, réflexion originale…”La neurobiodiversité, c’est comme la biodiversité, c’est une bouffée d’air frais qui fait beaucoup de bien à la société dans son ensemble, à tous les niveaux.“, conclut Christel Petitcollin.

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