Publié le mardi 24 mai 2022 à 06h30
Par Françoise De Halleux
Le phénomène des morsures sauvages lors des rassemblements populaires est intrigant. Aucun médicament trouvé… Et s’il s’agissait d’injections d’insuline ? Pour le médecin légiste Philippe Boxho, c’est une hypothèse à considérer.
Les hypothèses sur les morsures sauvages signalées ces dernières semaines dans notre pays mais aussi en France et aux Pays-Bas abondent.
Lors de bals, de soirées et, depuis ce week-end, dans un stade de football (Malines) et à la Gay Pride de Bruxelles, les participants se plaignent d’un malaise après avoir ressenti une piqûre. A ce jour, les tests toxicologiques effectués sur certaines de ces victimes n’ont identifié aucune drogue ou substance étrangère.
Un observateur de la vie judiciaire s’interroge : que se passerait-il s’il s’agissait d’injections d’insuline ? Nous interrogeons le Dr Philippe Boxho, médecin légiste à l’Institut médico-légal de Liège.
“Ce serait un des postulats intéressants à explorer si on pouvait au moins établir qu’il y a vraiment une piqûre chez les plaignants. Une morsure laisse souvent une petite marque », précise l’expert. “Si c’étaient des drogues qui étaient injectées, cela laisserait aussi des traces dans le sang ou les urines, selon la substance. Même le GHB devrait pouvoir être trouvé lors de l’analyse. L’insuline est vraiment une substance qui passe inaperçue. Pour le détecter, vous devez vérifier votre taux de sucre dans le sang. C’est très facile à faire, on prend une petite goutte de sang au doigt et on le voit très vite”.
>> Attention : cette substance peut être mortelle !
>> Dr Boxho analyse ce phénomène de propagation.