Les véhicules électriques se multiplient à Bruxelles, tout comme les incendies : “Cette augmentation devrait s’intensifier dans les années à venir

Le 11 février, une voiture électrique prend feu au -3e étage d’un parking de la rue Ravenstein, causant de nombreux problèmes d’accès aux pompiers. Mi-avril, une vingtaine de trottinettes électriques ont pris feu… A chaque fois, la même méthode utilisée par les pompiers. “La batterie doit être immergée dans l’eau pendant deux à trois jours» explique Walter Derieuw, porte-parole de Siamu.

A cet effet, les Pompiers de Bruxelles ont fait l’acquisition d’un grand conteneur pour stocker une grande quantité d’eau. En plus de ce bassin, les pompiers vont se doter d’une “nacelle télescopique” pour “faire remonter à la surface les carcasses de véhicules électriques qui auraient brûlé dans un parking souterrain”. De même, une collaboration a été scellée avec l’usine Audi de Forest, qui propose également un autre conteneur. “Pour les scooters par exemple, on improvise : on a d’autres containers et on utilise une bâche pour imperméabiliser ».

Et il faut dire que la demande en matériel se fait de plus en plus sentir. Selon Pascal Smet (Vooruit) interrogé au Parlement régional par le député Jonathan de Patoul (Défi), le Siamu est intervenu 19 fois en 2021 en raison d’incendies de véhicules électriques (voitures, mais aussi scooters, trottinettes)… contre seulement quatre interventions sur 2020. Pour ces premiers mois de 2022, Siamu compte déjà huit interventions de ce type. “Compte tenu du développement attendu du parc automobile en Région bruxelloise, cette augmentation devrait s’intensifier dans les années à venir.prévient le secrétaire d’État chargé de l’extinction des incendies.

La réponse parlementaire relève un certain nombre de “défaillances” dans la gestion de telles catastrophes, notamment en ce qui concerne la gestion et le recyclage des batteries. Une situation jugée “préoccupante” par le député Challenge : “Le problème semble être connu des autorités régionales et fédérales, mais le flou demeure en termes de gestion.”

Se garer “le plus près possible de l’entrée”

Les interventions des pompiers souterrains, malgré la future voiture, sont particulièrement difficiles en raison des dégagements de fumée… et surtout lorsque la voiture est garée dans un endroit difficile d’accès. Selon Pascal Smet, “Siamu recommande de garer les véhicules électriques le plus près possible de l’entrée“Parking. Un avis qui fait aussi réagir le député amarante. “Actuellement, cela est encore possible. Mais dans quelques années, avec le calendrier dépolluant, tous les véhicules seront électriques. »

Selon le ministre, “le niveau de sécurité incendie” de nombreux parkings souterrains sont en outre jugés comme “plus faible”. L’équipement des parkings coûte très cher, l’enjeu, selon le porte-parole des pompiers, est donc de réglementer les constructions neuves, “Avec cloisons, extracteurs de chaleur et de fumée, détecteurs.”

Le pompier de Bruxelles rappelle également qu’il est indispensable de l’utiliser “Les câbles du fabricant», car l’utilisation d’un appareil non homologué peut avoir de lourdes conséquences.

Autre problème : l’eau. “À ce stade, il n’existe pas de directives et de procédures établissant si les eaux d’extinction et d’immersion de ces batteries doivent être considérées comme des polluants et comment ces eaux sont collectées, transportées et traitées.», concède le représentant socialiste dans sa réponse écrite. Lors des dernières interventions, les pompiers ont donc eu recours à des sociétés privées.

Dans sa réponse au député d’Amarante, Pascal Smet indique qu’un arrêté régional est en préparation sur cette question des incendies. Un groupe de travail a également été mis en place au niveau fédéral, avec des conclusions “attendu d’ici la fin de l’année”.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *