Licenciement de six pompiers de Paris accusés de viol par une étudiante norvégienne

L’étudiante a affirmé avoir été violée par plusieurs pompiers à la caserne de Plaisance dans le 14e arrondissement de Paris dans la nuit du 3 au 4 mai 2019. Un juge d’instruction a finalement classé l’affaire le 28 avril. six sapeurs-pompiers de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), accusés de viol par une étudiante norvégienne. Une source judiciaire a confirmé à franceinfo, dimanche 29 mai, cette information sur le Parisien.

La jeune Norvégienne avait porté plainte et déclaré aux enquêteurs avoir eu une relation consensuelle à la caserne avec un pompier réuni dans un bar, “avec deux de ses compatriotes”, selon Le Parisien. “Lors de l’événement, les trois jeunes femmes flirtent avec un groupe de pompiers qui célèbrent le départ de l’un des leurs”, précise le journal. Puis, selon son récit, d’autres pompiers l’ont forcé à avoir des relations sexuelles, dans la chambre du premier pompier, à l’intérieur de la caserne. “Lors de sa plainte, il a dit qu’il avait le sentiment que son corps ne lui obéissait plus et qu’il avait l’impression d’être ‘un objet'”, ajoute Le Parisien. Mais lors de sa garde à vue, les six pompiers impliqués dans la fusillade avaient nié les faits, décrivant des actes sexuels consentis.

Le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire pour “violations de réunion”. Un magistrat de la section des affaires militaires avait requis l’inculpation de quatre d’entre eux pour « rencontre de viol » et pour « non-entrave au crime » pour les deux autres. Cependant, le juge d’instruction chargé de l’information judiciaire a estimé qu’il n’y avait “pas suffisamment de preuves” pour justifier à ce stade les poursuites contre les six pompiers, alors âgés entre 23 et 35 ans, selon l’AFP. Placés dans la condition la plus favorable de témoin assisté, aucun d’entre eux n’a été inculpé au cours des débats, selon la source judiciaire.

Par conséquent, le juge d’instruction a rendu une ordonnance de non-lieu le 28 avril. Selon le magistrat cité par Le Parisien, “il n’apparaît pas que la partie civile ait fait l’objet de violences réelles, de contraintes physiques ou de menaces” et a exprimé “un refus, une quelconque opposition à l’arrivée de nouveaux partenaires”.

“La justice a rendu une décision cohérente, c’est un vrai soulagement”, a déclaré Géraldine Vallat, avocate des sapeurs-pompiers. Mais ces accusations “ont brisé les rêves d’une carrière professionnelle”, a-t-il ajouté. L’avocat a rappelé que les six pompiers avaient été suspendus dès que les accusations de viol avaient été révélées. Contactée par Le Parisien, l’avocate de la plaignante “indique qu’elle s’est protégée en s’éloignant de l’affaire et ne souhaite pas commenter le non-lieu”.

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