L’imam Hassan Iquioussen, dont l’expulsion a été suspendue, était à S. depuis 18 mois.

Nouveaux éléments dans l’affaire Iquioussen. Alors que la justice administrative a suspendu vendredi l’expulsion de l’imam vers le Maroc, estimant qu’elle causerait une “atteinte disproportionnée” à sa “vie privée et familiale”, le JDD révèle que l’imam avait été fiché S et avait été reconnu coupable d’abattage rituel inapproprié. Une information confirmée au Parisien par une source proche des archives.

Toujours selon le Journal du dimanche, à l’occasion de la demande de naturalisation d’Hassan Iquioussen en 1995, les services de sécurité intérieure l’avaient déjà alerté sur son cas, mentionnant que l’imam était « très rigoureux dans l’application du ‘Coran » et était « notoire “. pour son prosélytisme musulman”. Ces services rappelaient également qu’Iquioussen faisait “l’un des intégristes qui encourageaient les jeunes étudiantes d’origine maghrébine à refuser d’enlever le foulard islamique” à l’institut Faidherbe de Lille, le 19 octobre 1994.

Une décision cet été du Conseil d’État

Confronté à la suspension de la décision, dont il a fait appel, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé la semaine dernière l’expulsion prochaine de ce prédicateur né en France mais de nationalité marocaine, accusé par les autorités françaises d’avoir détenu des antisémites, homophobes et “anti-femmes” lors de prêches ou conférences, dont certains ont été prononcés il y a près de 20 ans. Le Conseil d’Etat devrait prononcer son verdict avant la fin de l’été sur recours du ministre de l’Intérieur

En 2004, il déclare aux fidèles que « seul le Coran est un livre saint ». “Les lois françaises ne changeraient rien, des lois qui sont instituées par un gouvernement manipulé par des juifs”, a-t-il ajouté. Il avait également participé à une conférence avec le négationniste Alain Soral au début des années 2010, précise le JDD.

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