L’Iran saisit deux pétroliers grecs dans les eaux du Golfe

Le pétrolier battant pavillon libérien “Ice Energy” transfère du pétrole brut du pétrolier iranien “Lana” (anciennement “Pegas”) à Karystos, île d’Eubée, Grèce, le 29 mai 2022. ANGELOS TZORTZINIS / AFP

La tension monte à nouveau dans les eaux du Golfe. Vendredi 27 mai, après une opération héliportée des forces navales des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de Téhéran, l’Iran a saisi deux pétroliers battant pavillon grec naviguant à proximité de ses eaux après avoir fait le plein de pétrole irakien. terminal à Bassorah.

Ces raids, similaires aux représailles à Téhéran après la confiscation du pétrole iranien en mer Méditerranée par les autorités grecques, mettent également en lumière le rôle de la Russie dans le transport du pétrole brut iranien, le navire confisqué par Athènes étant d’origine russe. Téhéran et Moscou sont sous sanctions internationales.

En dénonçant des “actes similaires à des actes de piraterie”, la diplomatie grecque a appelé à la libération immédiate des navires et de leurs équipages et averti que la confiscation aurait des “conséquences particulièrement négatives” sur les relations bilatérales et iraniennes avec l’Union européenne (UE). .

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Le Corps des gardiens de la révolution, qui a exigé les arrestations, a accusé le pétrolier d’infractions non précisées aux règles de navigation. Un site Internet proche du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Nour News, avait averti quelques heures avant vendredi matin que Téhéran prévoyait de prendre des “mesures punitives” contre la Grèce, que l’Iran accuse d’avoir aidé les États-Unis à confisquer le pétrole iranien un mois plus tôt sur un navire. nommé par les autorités iraniennes Lana, et dont Téhéran prétend être le propriétaire.

Le navire a changé six fois d’identité

Le 25 mai, les autorités maritimes grecques ont annoncé la confiscation du pétrole, à la demande de la justice américaine, au nom des sanctions que Washington a imposées à l’Iran. Les États-Unis soupçonnaient Lana de transporter 600 000 barils de brut iranien et naviguaient en Méditerranée dans l’espoir de trouver un repreneur.

Téhéran a vivement réagi, qualifiant la confiscation de la cargaison d'”exemple de piraterie”, selon un communiqué de l’Organisation maritime et portuaire iranienne. Le ministre iranien des Affaires étrangères a convoqué les affaires de l’ambassade de Grèce à Téhéran, affirmant que le navire « était sous pavillon de la République islamique d’Iran ».

Les données de suivi de l’activité maritime de MarineTraffic ont en même temps montré ce qui semblait être un transbordement de la cargaison de Lana à bord d’un autre navire, confirmant la confiscation du pétrole. Cette action, qui semble avoir précipité les représailles iraniennes, met en lumière le rôle d’un quatrième acteur : la Russie. Le comportement et les questions de Lana sur son identité sont vraiment typiques des navires opérant dans l’ombre, car le navire a changé d’identité six fois depuis son lancement en 2003.

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