Livret A, revalorisation du SMIC… Ce qui change au 1er août 2022

Le couple de Clara Durand

Publié hier à 19:52, Mis à jour hier à 20:06

Le taux de rémunération du livret A passe à 2 % au 1er août. Philippe Devanne / stock.adobe.com

En août, une série de mesures visant à lutter contre l’inflation entrent en vigueur, comme l’augmentation du salaire minimum.

Versement du Livret A à 2 %, un salaire minimum de 1 329 euros net par mois ou encore la fin de l’état d’urgence sanitaire : c’est ce qui change à partir du 1er août.

Lire aussi Loi pouvoir d’achat : de nouvelles dépenses dans un contexte de récession économique

Le SMIC passe à 1329 euros nets par mois

A compter du 1er août, il y a une nouvelle revalorisation automatique du Smic de 2,01%. Le salaire horaire net minimum passera donc de 8,58 euros à 8,76 euros et pour un travailleur à temps plein, le salaire mensuel net minimum passera de 1 302,64 euros à 1 329,06 euros. Il s’agit de la quatrième révision du salaire minimum en moins d’un an, la dernière le 1er mai 2022.

Le livre A se hisse à son plus haut niveau depuis 2011

Le taux de rémunération du livre A passe à 2 % au 1er août, conformément aux recommandations du gouverneur de la Banque de France. Le taux d’escompte a atteint son plus haut niveau depuis 2011, puis à 2,5 % avant de retomber à un taux historiquement bas de 0,5 % entre 2019 et 2021. Ce nouveau taux ne compensera toutefois pas l’inflation, mesurée par l’INSEE à 5,8 % sur une période année en France en juin.

Le taux du compte d’épargne populaire (LEP) passe de 2,2% à 4,6%. Par ailleurs, une nouvelle campagne de la Direction générale des finances publiques sera prochainement lancée pour informer directement les Français par mail qu’ils peuvent bénéficier de l’ouverture d’un compte d’épargne populaire, annonce le site du gouvernement.

+3,5% sur la masse salariale des fonctionnaires

Le salaire des 5,7 millions de fonctionnaires a augmenté de 3,5% au 1er juillet, selon les annonces du ministère de la Transformation et de la Fonction publique. Cette hausse du point d’indice sera visible sur la masse salariale du mois d’août alors qu’elle sera rétroactive sur le mois qui vient de s’achever.

Revalorisation effective des minima sociaux

L’Assemblée nationale a voté il y a quelques jours la revalorisation de nombreux avantages sociaux de 4% au 1er juillet, ici aussi, avec effet rétroactif, lors de l’examen en première lecture du projet de loi sur le pouvoir d’achat. Une modification qui devra être confirmée au Parlement. Les pensions de retraite devraient également augmenter du même montant, après avoir voté cette modification par les députés. Cette mesure permet à un retraité qui perçoit une pension de 1.200 euros par mois de gagner “environ 45 euros par mois si l’on tient compte de l’inflation à 4%”, avait indiqué Olivier Dussopt à RTL fin mai.

Paiement du laissez-passer de rentrée

Comme chaque année, durant la deuxième quinzaine d’août, le forfait rentrée sera payant. Cette année, le montant de l’aide est de 376,98 euros pour les enfants entre 6 et 10 ans, 397,78 euros pour les enfants entre 11 et 14 ans et 411,56 euros pour les enfants entre 15 et 18 ans.

Carburant : extension de la remise de 15 à 18 centimes le litre

Un décret publié au Journal officiel du 24 juillet prolonge jusqu’au 31 août 2022 la remise de 15 à 18 centimes le litre sur le prix du carburant. Introduite le 1er avril 2022, elle vise à contenir l’impact de la hausse des prix des carburants à la pompe. Avec la TVA, cette remise atteint 18 centimes en France métropolitaine, soit 9 euros les 50 litres pleins. Cette réduction s’applique à tous les carburants, tant pour les particuliers que pour les professionnels.

Fin de l’état d’urgence sanitaire et dissolution du Conseil scientifique

De plus, le mois d’août 2022 marque la fin de l’état d’urgence sanitaire, comme l’a confirmé le Parlement il y a quelques jours. Le pass sanitaire disparaît, ainsi que les autres mesures exceptionnelles instaurées lors de la lutte contre le covid-19. Le Conseil Scientifique se retire également. Créée mi-mars 2020 au début de l’épidémie, elle aura organisé, en deux ans, près de 300 réunions et rendu plus de 80 avis.

Le Conseil scientifique a rendu un avis définitif publié le 19 juillet dans lequel il formule des recommandations et des hypothèses sur d’éventuels scénarios futurs. Encourager la poursuite du dépistage et une politique de vaccination par des rappels. Après cette dissolution, un “Comité de Surveillance et de Prévision des Risques Sanitaires” devrait prendre le relais.

VOIR AUSSI – Le gouverneur de la Banque de France annonce une nouvelle hausse du taux du livret le 1er août

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *