Loïk Le Priol et Romain Bouvier emprisonnés pour violences contre l’ancien patron du GUD

MOULIN SEVERIN

« Comment arrive-t-on à la première fois ? “Le président de chambre 14 du tribunal de Paris détaille chaque gifle, chaque coup de pied, chaque menace présente dans l’affaire qui sera jugée mercredi 1er juin, en essayant de ne pas s’en écarter. Cinq hommes âgés de 25 à 32 ans comparaissent devant elle pour avoir battu et humilié l’ancien chef d’un groupe d’extrême droite ultra-violent, le Groupe de défense de l’Union (GUD), une nuit d’octobre 2015. À la fin de son calvaire filmé. , Edouard K. apparaît complètement nu dans une mare de sang sur le sol de son appartement.

“J’avais des comportements dysfonctionnels, sadiques, haineux”, résume Romain Bouvier. A ses côtés, le masque sur le nez et la tête baissée, Loïk Le Priol avoue aussi une “hystérie collective hallucinante”. Les deux hommes sont les cinq seuls accusés à apparaître au box-office. Ils sont “détenus pour un autre motif”, comme le dit prudemment le président : Bouvier à la prison de la Santé, Le Priol à l’isolement, à Meaux.

« Un après-midi spécial »

Cette « autre cause » fait plus que planer sur l’audience du jour. Les deux hommes ont été inculpés il y a moins de trois mois du meurtre de l’ancien international de rugby argentin Federico Martin Aramburu, abattu à plusieurs reprises sur un trottoir de Saint-Germain-des-Prés, aux premières heures du 19 mars au matin. Une ombre si présente que l’avocat de Loïk Le Priol, Xavier Nogueras, tente d’obtenir la caméra. Echoué, le président commence déjà à décortiquer cette soirée d’octobre 2015, qui les réunit aujourd’hui.

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“C’était une soirée très spéciale avec beaucoup d’alcool, un effet de groupe et des souvenirs éparpillés”, raconte Loïk Le Priol, qui avoue avoir frappé, filmé la scène et sorti son couteau “pour menacer”.

Qu’est-ce qu’ils avaient fait tous les cinq à l’ancien chef du GUD dans la nuit du 8 au 9 octobre 2015 ? Tenir une simple “discussion”, précise Le Priol : il s’agissait de “confronter” son ancien patron aux violences qu’il aurait commises à l’encontre de deux de ses amis, successivement en couple avec lui, ou à des propos qu’il aurait entretenus. contre un autre. “Nous n’avons pas l’intention de nous licencier sous de faux prétextes pour légitimer l’humiliation et les agressions physiques que nous lui avons infligées”, a déclaré l’avocat de la victime, Me Léon-Lef Forster, en l’absence de son client : “Le méchant serait-il , et l’aurait-il mérité ?

Logan Djian – son successeur à la tête du GUD – propose une autre explication : Edouard K. l’a qualifié de “balance”, alors il est allé vers lui pour une “éclaircissement”. “Nous avions chacun des choses à nous reprocher”, poursuit le surnommé “Duce”.

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