Loïk Le Priol et Romain Bouvier, militants d’extrême droite issus de l’ultraviolence

Loïk Le Priol, soupçonné du meurtre de l’ancien rugbyman argentin Federico Martin Aramburu le 19 mars 2022 à Paris, ici en visioconférence depuis le tribunal de grande instance de Budapest le 25 mars 2022, après son arrestation. GERGELY BESENYEI / AFP

Un procès dans l’ombre d’un autre. Mercredi 1er juin, Loïk Le Priol et Romain Bouvier comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir passé à tabac l’ancien chef d’un groupe d’extrême droite ultra-violent – le Groupement de défense de l’Union (GUD) – avec trois autres militants nationalistes, une nuit . en octobre 2015. Le procès aura lieu ce soir en 2015, à l’issue duquel Edouard Klein s’est retrouvé nu et saignant sur le sol de son appartement, mais aussi pour en savoir plus sur les profils de ces deux hommes, désormais connus sous le nom d’un autre Cas. .

Loïk Le Priol et Romain Bouvier, âgés de 27 et 31 ans, sont en effet mis en examen pour le meurtre de l’ancien international de rugby argentin Federico Martin Aramburu, abattu à plusieurs reprises sur un trottoir de Saint-Germain-des-Prés, au petit matin. du 19 mars. après une altercation dans un bar.

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Retour en 2015, le 8 octobre. Edouard Klein, un temps responsable du groupe d’extrême droite, organise une fête chez lui. Lorsque les invités sont partis, à l’exception d’un de ses amis, un groupe de cinq hommes entre pour le lyncher, l’humilier et filmer la scène. Selon un témoin, Loïk Le Priol, présent dans la soirée, a rapporté l’adresse de la victime et est revenu avec le groupe formé par Logan Djian -alors chef du GUD-, Romain Bouvier, Kleber Vidal et Geoffrey Le Noir. .

scène de torture

Désormais âgés de 25 à 32 ans, tous les cinq sont renvoyés devant le tribunal correctionnel pour “violences volontaires aggravées” pour trois motifs : en réunion, sous la menace d’une arme et avec préméditation, suivie d’une incapacité temporaire de travail de plus de huit jours – vingt-par jour pour être exact.

Dans les images récupérées alors et diffusées en partie par Mediapart, on peut voir ou entendre tour à tour Logan Djian gifler Edouard Klein et menacer de le “déshabiller” ; Romain Bouvier lui ordonna de danser la macarena nue ; Loïk Le Priol bat et terrifie la victime, la poignarde à la gorge, menace de la sodomiser ou de la tuer s’il ne se déshabille pas plus vite. “Vous savez que j’ai tué plus d’un des garçons là-bas, vous savez”, lance Loïk Le Priol, évoquant son passé militaire.

Les raisons de cette scène de torture ? Témoins et prévenus ont proposé différentes explications aux enquêteurs : Edouard Klein a giflé deux filles des médias nationalistes, a traité Logan Djian de “balance”, ou encore s’est réjoui d’un accident de voiture qu’il a eu avec Loïk Le Priol… Lors de son audition. , Edouard Klein, affirme ne pas comprendre et porte plainte au lendemain des faits, ajoutant que si Logan Djian était le “leader naturel” de la petite bande, Romain Bouvier et Loïk Le Priol étaient les plus véhéments. Les deux militants nationalistes, actuellement en détention provisoire après l’accusation de meurtre, n’étaient plus les premiers abattus.

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