Le feu vert de Bruxelles fait suite à celui du régulateur européen, l’Agence européenne des médicaments (EMA), qui avait donné son accord ce vendredi à l’extension à la variole du singe du vaccin Imvanex, déjà autorisé depuis 2013 dans l’Union européenne contre la variole humaine.
Cela survient également après que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a choisi samedi d’activer son niveau d’alerte le plus élevé face à l’augmentation des cas. Ceux-ci ont dépassé les 16 000 à la fin de la semaine dernière, principalement en Europe.
“Cette approbation de la variole est un exemple de bonne coopération entre les régulateurs nordiques en Bavière et les régulateurs européens, avec une prolongation des travaux qui prend normalement six à neuf mois”, a déclaré le constructeur danois dans un communiqué.
Le feu vert de la Commission est valable dans tous les pays membres de l’Union européenne ainsi qu’en Islande, au Liechtenstein et en Norvège, précise le groupe.
Le vaccin Imvanex est commercialisé sous le nom de Jynneos aux États-Unis, où il est homologué contre la variole du singe depuis 2019. Cela en fait le seul vaccin homologué pour la prévention de la maladie.
Bavarian Nordic avait annoncé mi-juillet une nouvelle commande importante aux Etats-Unis, portant à 7 millions le nombre de doses commandées aux Etats-Unis. Une commande de 1,5 million de doses en provenance d’un pays européen non identifié a également été annoncée la semaine dernière.
Détecté pour la première fois chez l’homme en 1970, le monkeypox est moins dangereux et contagieux que son cousin le humanpox, qui a été éradiqué en 1980.
Contracté par un contact étroit, il guérit généralement de lui-même après deux à trois semaines.
La maladie, qui jusqu’à présent n’était endémique que dans certains pays africains, se caractérise par des éruptions cutanées – qui peuvent apparaître sur les organes génitaux ou dans la bouche – et peut s’accompagner de fièvre, de maux de gorge ou de douleurs dans les ganglions lymphatiques.
Dans la plupart des cas, les patients sont des hommes relativement jeunes ayant des rapports sexuels avec des hommes, mais l’OMS a fortement mis en garde contre toute stigmatisation des patients.