L’UFC-Que Choisir s’en prend aux pratiques tarifaires de Back Market

Un ordinateur MacBook Air d’occasion à 401 euros, contre 1 099 euros neuf. Un smartphone Samsung Galaxy S10 à 280 euros pour 689 euros… Pour le consommateur qui se promène dans le Back Market, premier lieu français de vente de produits électroniques reconditionnés, c’est tentant. Mais pour l’UFC-What to Choose, c’est ennuyeux et surtout injuste. « Lorsque vous achetez une voiture d’occasion, le vendeur vous rappelle-t-il son nouveau prix ? Non, car les deux produits ne sont pas comparables. Pourtant, c’est ce que fait Back Market », explique Raphaël Bartlomé, responsable du service juridique de l’UFC-Que Choisir, pour qui « il est temps de dire stop ».

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Après plusieurs mois de concertation et malgré quelques améliorations, l’association de consommateurs a décidé de saisir la justice pour mettre fin à ces promotions, qui n’en sont pas. Mercredi 15 juin, une plainte a été déposée contre le tribunal de Paris pour pratiques commerciales trompeuses.

Les comparaisons de prix Back Market ne sont pas les seules sur lesquelles l’association se penche. L’UFC-Que Choisir reproche également au marché ses frais de service de 4,99 euros par achat, qui n’apparaissent pas dans le prix de vente initialement affiché, mais uniquement lorsque le consommateur valide son panier.

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“Back Market a apprécié les échanges UFC-Que Choisir ces derniers mois et a tenu compte de leurs commentaires. Mais les allégations actuelles ne correspondent pas à la réalité, a déclaré Marine Libaud, porte-parole de Back Market. “Ce n’est pas un secret. « Market prélève déjà une commission de 10 % sur les ventes réalisées par les vendeurs qui utilisent leur marché.

“On a l’impression de remonter le temps”

« En l’an 2022, pour une entreprise de la taille et de la valeur de Back Market, il devrait être facile d’afficher, dès le premier instant, le prix final du produit. On a l’impression de remonter des années, quand on condamnait les frais cachés des billets d’avion ou des tour-opérateurs”, déplore le chef du service juridique de l’UFC-Que Choisir. VZBV, association allemande de consommateurs, mène la même action outre-Rhin contre les pratiques du site allemand Back Market, mais sans avoir franchi la barrière légale.

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