Le chef de la France insoumise veut rendre les coups reçus par la coalition présidentielle du très bon score du Nupes dimanche dernier (25,59%). Jean-Luc Mélenchon voit dans ces attaques le “signal de détresse” de ses adversaires.
Contre-attaque. Jean-Luc Mélenchon continue d’occuper le terrain de jeu dans les tours intermédiaires des législatives et s’adresse au président, loin derrière dans la campagne, au grand dam de sa majorité qui s’inquiète de ne pas obtenir la majorité absolue dimanche prochain en le soir. .
“Je vois que pendant trois jours Emmanuel Macron prévoit un déplacement hors de France (actuellement le chef de l’Etat est en Roumanie avant d’aller en Moldavie et éventuellement à Kyiv, ndlr). Pendant trois jours, il n’y a pas, donc, il n’a pas plus pilote dans le plan politique macroniste, alors après avoir anesthésié la campagne en rejetant tout débat, il a vu le second tour comme une procédure administrative… dans les colonnes du Parisien ce mardi midi.
“La violence des mots est un signe d’angoisse”
Après une campagne lente, la macronie a eu la mauvaise surprise d’être suivie au premier tour par les Nupes (Nouvelle Union populaire écologique et sociale) avec seulement 21 359 voix d’écart. Si Emmanuel Macron n’a pas pu perturber son agenda pour sonner la touche de la mobilisation, les ténors de la majorité tentent de prendre le relais en multipliant les charges contre Jean-Luc Mélenchon.
Edouard Philippe imagine ainsi “une France ingouvernable” en cas de victoire de l’union de la gauche, tandis qu’Amélie de Montchalin dénonce “un projet de soumission, de repli et de mensonge”. Elisabeth Borne a également glissé lors d’une visioconférence devant les candidats de la majorité présidentielle que “quand Mélenchon dit qu’il veut être Premier ministre, il est surtout le premier menteur”.
“La violence des mots est un signe d’angoisse de nos adversaires. (…) Le chaos, c’est lui. Il ne sait plus quoi faire face à la crise mondiale qui avance. (…) Aujourd’hui” Aujourd’hui, Emmanuel Macron est abasourdi par la dynamique de la gauche. Car? Parce que c’est fini. Il ne comprend pas la société française. Il ne se rend pas compte du nombre de personnes qui se mettent dans sa gorge pour les prix. C’est insupportable. C’est une grande pauvreté. propagation », se défend l’ex-candidat dans le journal.
“Je ne pense pas” ne pas être Premier ministre
Enfin, Jean-Luc Mélenchon, qui a appelé les Français entre les deux tours “à l’élire Premier ministre”, dit y croire encore. Des projections Elabe pour BFMTV, L’Express et SFR, à prendre avec précaution, estime le nombre de futurs députés Nupes entre 160 et 210, loin des 289 sièges nécessaires pour obtenir une majorité absolue et un premier ministre de gauche à Matignon.
“Je ne peux pas imaginer un autre cas. Il faut être à 100% dans ce que l’on fait. Je n’apprécie pas que les gens sauvent leur sortie. Mais pour l’homme politique que je suis, qui en 2005 a fait une élection politique en s’opposant au référendum en Europe, puis en 2008 à la sortie du PS, ce qui se passe aujourd’hui, c’est l’aboutissement d’une orientation politique, d’une élection, d’un raisonnement qui était juste », juge encore le député des Bouches-du-Rhône auprès de nos confrères.
“Matignon ne s’éloigne pas, Matignon se rapproche”, avait déjà déclaré lundi Jean-Luc Mélenchon devant le siège de son parti à Paris.