Match nul frustrant pour Les Bleus – Rapport du joueur et NOTES (Croatie 1-1 EdF)

Lors de la deuxième journée de la Ligue des nations, l’équipe de France a été stoppée en Croatie (1-1) par un penalty accordé en fin de match. Mauvais traitement pour les bleus sur le plan comptable.

Aurlien Tchouamni a dominé l’entrejeu.

Trois jours après la défaite à domicile contre le Danemark (1-2) vendredi, l’équipe de France a dû réactiver la 2e journée de la Ligue des nations.

Mais la sélection de Didier Deschamps a dû se contenter d’un match nul en Croatie (1-1) au terme d’une prestation très convaincante.

Maîtrise du blues

Secoués par l’intensité croate au départ, les Bleus n’ont pas tardé à rééquilibrer les débats. Avec une très bonne distribution de Tchouamni, les champions du monde, qui se présentaient avec un onze très révisé, ont pris les commandes petit à petit sans se montrer dangereux.

Ce sont même les Croates qui ont causé deux grandes frayeurs aux Français, sauvés par les retours de Saliba et Kimpembe. Mais la meilleure occasion de cette première période, en plus du but logiquement annulé de Nkunku pour hors-jeu, est encore celle de Diaby, neutralisé par un bel arrêt de Livakovic !

Clauss malheureux entre les deux

A noter que la Croatie aurait pu être retrouvée à 10 après l’entrée très dangereuse de la Central Life sur Nkunku, uniquement sanctionnée d’un carton jaune. Aucune conséquence pour l’attaquant tricolore et les bleus, qui ont profité du retour des vestiaires grâce à Rabiot (0-1, 52e), bien lancé par Ben Yedder en profondeur ! De quoi calmer les hommes de Zlatko Dalic, de nouveau sous contrôle français durant cette seconde période.

Seulement ici les bleus ne se sont pas réfugiés. Et quelques minutes après son entrée, Clauss a concédé un penalty et permis à Kramaric (1-1, 83e) d’égaliser. Autant dire que les locaux et leurs supporters ont poussé fort en fin de match, en vain. Après la défaite de la première journée, aucune équipe ne se contentera de cette égalité.

Résultat du match : 6/10

Après une première période clairsemée, heureusement le jeu a encouragé le retour aux vestiaires. Les deux équipes ont obtenu plus de situations et finalement les buts sont venus, le tout dans une ambiance de folie dans les derniers instants.

Les objectifs:

– Après une touche côté gauche, Nkunku dévie une tête pour Rabiot. Le milieu de terrain réalise un une-deux avec Ben Yedder qui le renvoie parfaitement en profondeur. Seul face au gardien, le Turinois ouvre le pied et trompe Livakovic au premier poteau (0-1, 52e).

– Sur un penalty accordé par Clauss sur Kramaric, l’attaquant croate profite de l’occasion et rattrape Maignan debout d’un coup à gauche. Le Français signale une course interrompue de l’attaquant, mais l’arbitre ne sanctionnera rien (1-1, 82e).

REMARQUE pour le joueur :

Maxifoot a donné à chaque joueur une note annotée (sur 10).

Match Homme : Aurlien Tchouamni (7,5/10)

De Monaco à l’équipe de France (en attendant le Real Madrid ?), le milieu de terrain est toujours à la tête du milieu de terrain ! Le Mongol a de nouveau impressionné par sa capacité à anticiper et gratter les balles. Il a commencé le match timidement avec deux revirements. Mais sa maîtrise technique lui a rapidement permis de se partager le jeu sans pression. Son remplaçant était Boubacar Kamara (non indiqué), qui aurait pu accorder un coup franc après 80 minutes.

CROATIE:

Dominik Livakovic (6) : Réactif au tir croisé de Diaby en première période, le gardien croate n’a pas eu beaucoup d’exigence. Les tentatives de Tchouamni et Griezmann étaient plutôt axiales.

Josip Juranović (2) : auteur d’un bel arrêt devant la tête de Rabiot, le latéral droit a tout gâché par la suite. Son retard du milieu de terrain français marque le but encaissé. Miraculeusement, le ballon partait vers l’arrière et atteignait Griezmann, qui disposait de beaucoup d’espace pour placer un tir bien ciblé et marquer le but du 1 – 0.

Martin Erlic (6) : pour sa première sélection, le centre s’en est plutôt bien sorti. Il lisait bien les trajectoires des montgolfières. Ben Yedder n’était pas l’adversaire le plus redoutable à l’antenne.

Dommages visuels (3) : Derrière le tombé décisif de Ben Yedder, l’expérimenté centre est aussi coupable du but de Rabiot. Mais surtout, on a encore du mal à comprendre pourquoi l’arbitre, assisté de la VAR, ne l’a pas expulsé après sa dangereuse entrée dans Nkunku !

Boris Barisic (5.5) : Face aux percussions et aux appels profonds de Diaby, le latéral gauche n’a pas toujours été en réussite. Il a mieux résisté en seconde période alors que le Français n’avait plus de force. A noter un excellent centre que Kimpembe a eu la bonne idée de couper.

Marcelo Brozovic (6.5) : parfois placé entre ses deux milieux de terrain centraux, le milieu de terrain de l’Inter Milan a parfaitement joué son rôle de premier attaquant. Ses passes verticales et ses lancers avant font mal, surtout en première mi-temps.

Matthieu Kovacic (7) : à l’image de son coéquipier Kant, le milieu de terrain de Chelsea n’a cessé de harceler le porteur du ballon dans sa surface ! Infatigable, il a multiplié les avances et mis les bleus dans de grandes difficultés d’axe complet à plusieurs reprises. Remplacé en 79 par Nikola Vlasic (non non), qui affrontait un excellent Maignan.

Luc Modric (6) : D’une précision incroyable dans ses passes, la meringue était en mode démonstration en première période. Il avait aussi les jambes pour exercer une énorme pression qui a failli surprendre Guendouzi. Mais, surprise, il n’a pas tenu le rythme après la pause malgré son bon enchaînement qui a obligé Maignan à intervenir. Remplacé en 79 par Luka Sucic (non non).

Lovro Majer (4) : très attendu face à l’équipe de France, le milieu de terrain du Stade Rennais n’a pas réussi à faire la différence. Il a tenté de switcher avec Modric pour mener le jeu dans l’axe. Mais les Français sont bien conscients de leur tendance à se greffer le pied gauche. Remplacé en 63 par l’ancien Mongol Mario Pasalic (non non).

Josip Brekalo (3) : si Pavard a eu un jeu assez calme sur la défensive c’est aussi parce que son rival direct n’a pas obtenu grand-chose. Son centre incontrôlé et imprécis résume pratiquement son match. Remplacé en 63 par Mislav Orsic (non non).

Avant Budimir (6) : Au combat, l’attaquant croate est resté à l’affût des fautes des Français. Il a failli en profiter à plusieurs reprises, mais Kimpembe et Saliba sont bien revenus. A noter également une tête non encadrée d’une croix Majer. Remplacé en 69 par Andrej Kramaric (non non).

LA FRANCE :

Mike Maignan (7) : auteur d’une excellente entame sous les pieds d’Orsic, le gardien français aurait pu permettre aux bleus de conserver leur avantage. Malheureusement pour lui, la VAR sera sanctionnée pour cette même action. Au moins, il aura empêché la victoire croate avec un bon arrêt dans la tentative de Vlasic en fin de match.

Benjamin Pavard (5.5) : jamais très inquiet pour Brekalo, le latéral droit a bien tenu son couloir. Mais son apport offensif reste encore limité, alors que la percussion de Diaby aurait pu lui permettre de doubler.

Guillaume Saliba (6,5) : Le centre a eu quelques frayeurs dans de grosses erreurs, mais s’est rattrapé à chaque fois. On retiendra surtout sa magnifique entrée après une belle rentrée sur Budimir qui défiait déjà Maignan ! Un match solide dans l’ensemble pour le joueur d’Arsenal.

Presnel Kimpembe (7) : capitaine de la soirée, le Parisien a assumé son statut. Dès son retour à Budimir en première période, il a fait preuve d’autorité dans ses interventions et de précision dans l’anticipation. Son bon placement lui a également permis de sortir un ballon chaud sur un centre de Barisic. On lui pardonnera son manque de frustration en fin de match qui lui a valu un carton jaune.

Lucas Digne (6) : grâce au placement axial de Rabiot dans les phases de possession, l’ailier gauche a pu prendre son couloir à plusieurs reprises en première période, avec des dangers centrés pour conséquence. Un attaquant plus gros que Ben Yedder aurait pu en profiter. Moins en vue dans le second acte, mais pas inquiété pour Majer défensivement.

Aurélien Tchouamni (7.5) : Voir commentaires ci-dessus.

Matto Guendouzi (6,5) : on se demandait comment les Marseillais allaient se comporter en gros titres. Résultat, il a répondu présent. L’intensité imposée par les croisés ne le dérangeait pas du tout. Il est resté calme sous la pression adverse, même s’il a parfois manqué de verticalité dans ses passes.

Adrien Rabiot (6) Une passe sur le côté a sorti la défense de sa position, ce qui a laissé filer au but. On l’a vu plus entreprenant et plus déterminé à se projeter.

Moussa Diaby (6,5) : grâce à son accord avec Nkunku, l’ailier du Bayer Leverkusen a été l’un des principaux acteurs de la première période. Son association lui a permis une belle opportunité. De plus en plus confiant dans ses initiatives, il a cependant eu quelques déperditions, principalement dues à un manque d’énergie. Il a été remplacé à la 79e minute par Jonathan Clauss (non marqué), qui a accordé le penalty juste après son entrée en jeu.

Christophe Nkunku (7) : En plus de son deal avec Diaby, l’attaquant du RB Leipzig a été inestimable dans les transitions offensives. Il a dû descendre pour toucher des balles en début de partie. Mais une fois retrouvé entre les lignes, l’ex-paris a causé des dégâts du fait de son accélération et de sa maîtrise. Ce n’est pas un hasard s’il a subi une faute grave, à commencer par la carte Vie qui méritait le carton rouge.

Wissam Ben Yedder (4) : sa magnifique passe décisive pour Rabiot ne sauve même pas sa performance. En fait, c’était sa seule action intéressante dans le jeu. Il n’a pas pu se connecter avec ses coéquipiers et a semblé invisible pendant longtemps. Remplacé en 1992 par Antoine Griezmann (non marqué), qui a obtenu deux occasions sans les convertir.

Et pour vous, qui étaient les trois MEILLEURS joueurs et les trois PIRES de chaque équipe ?…

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