Jeudi, le président turc s’est exprimé pour la première fois depuis cette signature surprise. Et il a posé ses conditions.
“S’ils remplissent leur devoir, nous présenterons (le mémorandum) au parlement” pour adoption. “S’ils ne le font pas, il est hors de question pour nous de l’envoyer au parlement…”, a-t-il prévenu.
Un haut diplomate turc à Washington a assuré que le processus d’adoption pourrait avoir lieu fin septembre et pourrait attendre jusqu’en 2023, le parlement d’Ankara étant suspendu à partir de vendredi.
Le président Erdogan a évoqué une « promesse faite par la Suède » concernant l’extradition de « 73 terroristes ». “Ils les rendront, ont-ils promis. C’est dans des documents écrits. Ils tiendront leur promesse”, a-t-il ajouté sans plus de détails.
Stockholm a réagi jeudi soir en rappelant que ses décisions d’extradition relevaient d’une justice “indépendante”.
“En Suède, la loi suédoise s’applique aux tribunaux indépendants”, a déclaré le ministre de la Justice Morgan Johansson dans une déclaration écrite à l’AFP.
“Les personnes non suédoises peuvent être extradées à la demande d’autres pays, mais uniquement si cela est compatible avec la loi suédoise et la Convention européenne d’extradition”, a-t-il insisté.