#metoogay : les accusations de viol contre un élu à Paris rejetées

Manifestation organisée par le collectif Paris Queer Antifa (PQA) devant le siège du Parti communiste français à Paris, en l’honneur de Guillaume T., le 13 février 2022. CHANG MARTIN / SIPA

Aucune preuve. Rien pour confirmer les accusations de viol déposées en janvier 2021. Après des mois d’enquête, le tribunal vient de classer sans suite l’enquête ouverte sur l’affaire à l’origine du mouvement #metoogay. La décision a été rendue le 3 mai pour « délinquance non qualifiée », selon le parquet de Paris. C’est la fin provisoire d’une affaire qui avait fait parler d’elle parmi les homosexuels, mais aussi secoué la Ville de Paris, et s’était tragiquement soldée par le suicide de l’accusateur initial.

“Ce classement confirme notre innocence”, a déclaré Maxime Cochard, l’élu communiste de Paris qui avait été impliqué avec son camarade Victor Laby. Cela ne nous surprend pas, car nous savions que ces accusations étaient totalement fausses, fausses. »

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Désormais, les deux hommes demandent à retrouver les pouvoirs dont ils sont privés depuis plus d’un an. Maxime Cochard veut rejoindre le groupe communiste du Conseil de Paris, et ne plus être relégué aux non-inscrits. Il souhaite également retrouver son rôle de conseiller principal pour l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les discriminations dans la circonscription 14. Lui et sa compagne espèrent également être renommés secrétaires de leurs sections locales du Parti communiste français (PCF).

vague de choc politique

“Nous avons été licenciés injustement, sans respect de la présomption d’innocence”, plaide Maxime Cochard. Maintenant que nous sommes pressés, il faut retrouver nos pouvoirs, c’est une question de principe. Les élus communistes de Paris ont commencé à discuter de la question et devraient prendre une décision lundi. Pour le moment, tout le monde n’est pas sur la même ligne. “Personnellement, je pense qu’il faut tenir compte de la décision de justice et réintégrer Maxime”, a déclaré Raphaëlle Primet, l’une des conseillères communistes à Paris.

Tout commence le 21 janvier 2021. Sur Twitter, Guillaume T., 20 ans, accuse Maxime Cochard et son compagnon nommément d’avoir profité de sa fragilité et de l’avoir violé en octobre 2018. “C’était l’année de la mienne”. l’an dernier, racontait-il au Monde le lendemain. Il n’avait que 18 ans, il était vulnérable. En raison de problèmes familiaux, je n’avais vraiment nulle part où dormir. J’ai couché plusieurs fois avec eux. Ils ont profité de ma jeunesse, de ma naïveté, pour coucher avec moi. Il m’a fallu plus de deux ans pour réaliser que ce que j’avais vécu n’était pas consensuel et pour y mettre le mot “viol”. »

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