Meurtre de deux professeurs d’université à Pouyastruc, dans les Hautes-Pyrénées : que sait-on du drame

Deux enseignants du lycée Desaix de Tarbes, un homme et une femme, sont morts des suites d’une arme à feu dans l’après-midi du lundi 4 juillet à Pouyastruc, dans les Hautes-Pyrénées. Retour sur la chronologie des événements et les premiers éléments connus de l’enquête.

Le petit village de Pouyastruc se réveille en état de choc. Dans l’après-midi du lundi 4 juillet, un homme et une femme ont été mortellement blessés par balle dans une maison à Cami dou Pichou, non loin de la brigade de gendarmerie.

L’auteur présumé de la fusillade, en fuite, est depuis activement recherché par des militaires du groupement de gendarmerie des Hautes-Pyrénées, avec le soutien de la Section de recherche de Toulouse.

Qu’est-il arrivé ?

Vers 18h15, une femme du quartier remarque les allées et venues intrigantes d’un individu à moto près de la maison de sa voisine, située sur Cami dou Pichou à Pouyastruc. Lorsque l’automobiliste quitte les lieux, il aperçoit une jeune femme allongée par terre devant la maison. Le voisin prévient la police. Les services d’urgence sont activés immédiatement.

Arrivés sur les lieux, les gendarmes pénètrent dans la maison et découvrent le corps sans vie du propriétaire des lieux, tué par arme à feu. La jeune femme a succombé à ses blessures avant même que les secouristes aient pu l’emmener à l’hôpital Purpan de Toulouse, comme ils s’y attendaient après d’intenses soins de réanimation.

Qui sont les victimes ?

L’une des victimes est un professeur d’éducation physique et sportive de 55 ans du lycée Desaix de Tarbes, décrit comme “un grand garçon, apprécié de tous et sans incident”. La femme de 32 ans, qui a été abattue dans la rue, n’est autre que son collègue. Professeur de français dans le même lycée, elle vivait à Barbazan-Dessus.

La nuit, le silence devient lourd à Pouyastruc. La brigade de gendarmerie tire des coups de feu au visage des militaires et des pompiers qui sont toujours sur les lieux. Tous tentent de trouver les mots pour accueillir les proches arrêtés, accablés par le chagrin.

Alors que les deux professeurs de l’école Desaix ont perdu la vie à Pouyastruc, une manifestation a été organisée à l’établissement pour fêter la fin de l’année scolaire. A partir de ce mardi 5 juillet, une cellule d’aide psychologique sera proposée aux étudiants et professeurs universitaires qui souhaitent être accompagnés pour faire face à ce drame.

Qui est le suspect ?

Face à la gravité des faits, le dispositif de la gendarmerie accroît le pouvoir de localisation et d’arrestation de l’auteur présumé.

Après s’être rendu sur les lieux du crime, et avoir fait un long point sur la situation avec les enquêteurs et le colonel Hamel, le procureur Pierre Aurignac s’est exprimé vers minuit : “Tout nous fait penser qu’on est face à un double homicide”, sans en connaître l’origine ni les motivations. J’espère l’intercepter rapidement.”

Si le magistrat précise que les autopsies des victimes seront réalisées dans les prochains jours à l’Institut médico-légal de Toulouse, il refuse de donner des informations sur le suspect numéro un, afin de préserver l’opération d’enquête toujours en cours.

Où est la recherche ?

Lancé par le commandant du groupement de gendarmerie des Hautes-Pyrénées, le colonel Sébastien Hamel, le plan Epervier mobilise plusieurs unités du département. Un large périmètre est quadrillé par les forces de l’ordre. La zone est survolée par un hélicoptère, des contrôles et des barrages routiers sont établis jusqu’à Tarbes et au-delà.

Les trois pelotons de surveillance et d’intervention (PSIG) de Tarbes, Lourdes et Bagnères-de-Bigorre sont mobilisés pour l’opération. La brigade de recherche de Tarbes et la section de recherche de Toulouse lancent des investigations.

Des techniciens en identification criminelle sont déployés sur la scène de crime pré-gelée, afin de prélever des échantillons d’indices et d’indices nécessaires aux enquêtes. Un médecin légiste est également appelé en urgence.

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