Les Air Games sont un parcours de cinq kilomètres, parsemé de quatorze manèges gonflables. Le site Web décrit les attractions comme étant énormes, motorisées, glissantes, bref, « du pur plaisir ! Ce point de vue n’est pas partagé par tout le monde. Patrick est assez inquiet. Son fils de 24 ans, Cédric, s’est cassé la clavicule en trois lors des Air Games à Barchon, en province de Liège, dimanche 22 mai.
Les voyages gonflables sont dangereux
Le problème, selon Patrick, se situe autour des attractions. “Les attraits des attractions sont totalement inexistants, derrière un obstacle à franchir : aucune protection, rien. Chutes et blessures d’une grande intensité. C’était à prévoir”, nous a-t-il confié après avoir contacté la rédaction de RTL info via le bouton orange Alertez-nous. . Selon lui, il y avait une attraction vraiment dangereuse. Une autre personne a été évacuée juste avant son fils et, lors de conversations avec d’autres personnes présentes sur les lieux, il a appris qu’elles n’étaient pas les seules. Une dizaine de personnes sont parties en ambulance, c’était un vrai défilé.
La sécurité d’abord ?
L’organisateur de l’événement nous a confié que la sécurité était l’une de ses préoccupations quotidiennes. “Nous avons mis toute une série d’éléments pour la sécurité et les procédures sont assez strictes. Tout est sous contrôle, nous avons des réunions et des formations très régulières. Nous sommes une entreprise professionnelle qui le fait de manière hyperconsciente mais cela” est une activité qui malheureusement comporte certains risques. C’est très amusant, mais cela fait tomber et blesser certaines personnes, ce que nous essayons évidemment d’éviter”, a-t-il déclaré. Tenez compte de votre assurance accident.
Arnaud Garsou, l’édile, avoue avoir entendu parler des nombreux allers-retours des ambulances, mais explique qu’ils n’ont été que légèrement blessés. Il a participé à une réunion communale avec l’organisation des Air Games, “il y avait des pompiers et des médecins, et les organisateurs ont dû répondre à toutes leurs exigences. Tout a été fait dans les règles.” Et selon lui, toutes les demandes précédentes ont été respectées.
6 semaines d’invalidité
Pourtant, pour Cédric, le bilan est lourd : six semaines d’incapacité avec à la clef des examens compromis et un job étudiant qui lui passe sous le nez. Ce qui inquiète son père, c’est qu’il puisse le transmettre à d’autres personnes. Les Air Games sont programmés dans d’autres villes dans les mois à venir (à Courcelles en juin, à Namur en août et à Puyenbroeck et Libramont en septembre). Selon Cédric et son père, il faudrait faire quelque chose pour améliorer la sécurité. Ils ont un certain nombre de propositions, qui leur sont venues après avoir parlé de prévention avec les jeunes qui étaient présents sur place. Ils ont été présentés à l’organisateur de l’événement. On leur propose par exemple de former des guides de sécurité, ou de placer des panneaux « danger » à l’entrée et de « ralentir » vers la fin de l’attraction.