Monkey pox : les associations de lutte contre le sida réclament plus de doses de vaccins

Monkeypox comptait 1 450 cas en France ce jeudi. La vaccination préventive contre cette maladie a été étendue le 8 juillet à toutes les personnes à risque, notamment à la communauté particulièrement exposée des hommes homosexuels.

Des associations de lutte contre le sida et de défense des droits des personnes LGBTQ+ signalent toutefois les difficultés d’accès au vaccin.

Des associations réclament plus de doses de vaccins contre le monkeypox

“C’est très compliqué d’avoir des espaces assez vite” pour se faire vacciner contre la variole du singe, regrette Marc-Antoine Bartoli, coordinateur de la prévention d’Act Up-Paris, ce vendredi à franceinfo.

“Pour ma part, je cherche une place depuis le 12 juillet”, précise-t-il, mais il faut attendre 28 jours entre la première et la deuxième dose, puis encore deux semaines après la deuxième dose, pour que le vaccin soit pris . effet..

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Marc-Antoine Bartoli explique qu’il y a “très peu de doses et cela crée une forte demande”, avant de développer : “on a déjà 250.000 personnes qui sont des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes” qui veulent se faire vacciner, auxquels il faut ajouter la personnes prenant un traitement contre le VIH, pour seulement 30 000 doses disponibles, selon les chiffres du ministère de la Santé.

“On voit très bien que le système, _le chemin et la disponibilité n’y sont pas encore_”, conclut la militante d’Act Up-Paris.

Une position partagée par Marc Dixneuf, directeur général de l’association Aides qui lutte notamment contre le VIH, interrogé par franceinfo, qui relève “des goulots d’étranglement liés à la fois à la disponibilité des bandelettes, au nombre de doses disponibles, et au nombre de personnes pouvant procéder à cette vaccination.

Le militant demande “d’élargir les sites de vaccination, en ayant un plus grand nombre, afin que les professionnels de santé comme les pharmaciens puissent être mobilisés pour ceux qui le souhaitent, avec des délais importants”.

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“La variole du singe n’est pas une ‘maladie homosexuelle'”, selon Santé publique France

Aussi appelée monkeypox, la monkeypox est une maladie causée par un virus, le plus souvent transmise à l’homme dans les zones forestières d’Afrique centrale et occidentale par des rongeurs sauvages ou, plus rarement, des singes.

En mai 2022, des cas ont été diagnostiqués en Europe chez des personnes n’ayant pas séjourné en Afrique. Jusqu’à présent, en dehors de l’Afrique, il n’y a eu aucun décès dû à la maladie et peu de cas graves.

“La variole du singe n’est pas une ‘maladie homosexuelle'”, rappelle le site Sexosafe, édité par Santé publique France, qui précise que _”_tout le monde peut être infecté par cette maladie, mais que toute épidémie commence quelque part, dans une population plus que dans une autre. “.

Les administrateurs du site expliquent que “les grandes rencontres européennes ont favorisé la transmission entre hommes homosexuels et bisexuels en raison du nombre de participants et de leur origine de nombreux pays”.

Les rapports sexuels réunissent toutes les conditions de contamination liées à la variole du singe. © AFP – John SAEKI lira aussi ‘Souviens-toi du début du VIH’ : la ruée vers le vaccin monkeypox à l’hôpital de Strasbourg

La Haute Autorité de Santé recommande une vaccination préventive pour les personnes « les plus exposées ». De son côté, Santé publique France a recensé les centres de vaccination qui réalisent les vaccinations antivariolique du signe.

Une hotline d’information a également été mise en place : Monkeypox Info Service au 0801 90 80 69 (appel gratuit depuis un poste fixe en France, de 8h à 23h, 7j/7).

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L’OMS s’inquiète de l’évolution de la maladie dans le monde

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est dit “préoccupé” jeudi 21 juillet par l’augmentation du nombre de cas de monkeypox lors de l’ouverture de la réunion du comité d’urgence, et a demandé conseil à des experts avant de décider d’atteindre ou non le plus haut niveau de la organisme. alerte

Il est chargé de déclarer potentiellement une urgence de santé publique de portée internationale, le plus haut niveau d’alerte des agences de santé, sur la base des recommandations du Comité.

Tedros Adhanom Ghebreyesus avait demandé aux experts de “(lui) fournir les informations et conseils pour éclairer sa décision”, ayant “pleinement compris” que cela “implique de prendre en compte de nombreux facteurs, dans le but ultime de protéger la santé publique”.

Selon les derniers chiffres de l’OMS publiés jeudi, au 20 juillet, l’Europe reste la région la plus touchée avec près des trois quarts des cas, suivie des Amériques (22,9%). L’Espagne est le pays le plus touché au monde, avec 3 125 cas, devant le Royaume-Uni (2 137), l’Allemagne (2 110), les États-Unis (1 965), la France (912), les Pays-Bas (656), le Canada (604) . , Portugal (515), Brésil (384) et Italie (374).

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