Publié le 29 mai 2022 à 14h28 par Oriane Theo
Deux ans après le début de la crise sanitaire du Covid-19, la France est déjà bouleversée par un autre virus : le monkeypox. Selon un rapport, cette maladie infecte essentiellement une certaine branche de la population. Explications.
Confinement, port du masque obligatoire, tests PCR, couvre-feu, vaccination… Depuis plus de deux ans, le quotidien des Français est bouleversé par la crise sanitaire du Covid-19. Et si les citoyens ont vu la plupart des restrictions levées, ils ont été mal surpris de constater qu’un nouveau virus avait traversé le territoire. Alors qu’elle devait être éradiquée dans les années 1980, la variole du singe a déjà infecté plusieurs personnes en France. Un fait qui oblige les chercheurs à comprendre son mode de transmission.
D’où vient la variole du singe ?
La variole du singe a été découverte en 1958 chez des singes hébergés dans une animalerie à Copenhague, au Danemark. Ce virus, dans un premier temps, ne concernait pas particulièrement les spécialistes qui ne soupçonnaient pas une possibilité de contamination chez l’homme. Mais nous sommes en 1970 lorsque le premier cas de transmission humaine a été détecté. Par conséquent, le vaccin contre la variole, censé être efficace à 85%, a été administré aux personnes infectées. Ce traitement n’a pas été appliqué depuis sa prétendue éradication de la maladie dans les années 1980.
Mais nous sommes le 19 mai 2022 lorsque le virus réapparaît en France. Et aujourd’hui, l’Europe compte plusieurs dizaines de cas de contamination par le monkeypox. Des chiffres qui vont croître, et qui préoccupent particulièrement les scientifiques. C’est pourquoi ils ont étudié son mode de transmission.
Comment se transmet la variole du singe ?
Selon un rapport publié par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), certaines personnes sont plus susceptibles de contracter la variole du singe que d’autres. En tête de liste se trouvent ceux qui ont de multiples partenaires sexuels, “y compris” les homosexuels. Le résumé de ce rapport précise toutefois que des études ont commencé trop récemment pour déterminer si la maladie est principalement transmise sexuellement.
Par ailleurs, l’ECDC précise également que d’autres groupes, considérés comme fragiles, pourraient également contracter la maladie plus facilement que d’autres. Ces derniers incluent “les très jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées ou les personnes immunodéprimées”. De son côté, Santé Publique France veut rassurer la population en précisant que “la maladie, généralement bénigne, guérit le plus souvent spontanément, au bout de 2 ou 3 semaines”. Cela devrait en calmer plus d’un.