Publié ce mercredi 1er juin, le rapport de situation de la Santé publique de France sur la propagation de la variole dans le pays montre une accélération des nouveaux cas. Il y a donc 33 cas recensés en France, ce mercredi, soit 16 de plus que la veille.
Résultat, le nombre de cas a presque doublé en un peu plus de 24 heures dans le pays. Désormais, 6 régions sont concernées. En Occitanie, les cas ont également doublé avec 4 patients désormais.
Il y en a 24 en Ile-de-France, 2 en Auvergne-Rhône-Alpes ; 1 en Haut-de-France, 1 en Centre-Val de Loire et 1 cas en Normandie.
“A ce jour, en Europe, ces cas sont survenus majoritairement, mais pas exclusivement, chez des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), sans contact direct avec des personnes revenant de zones d’endémie”, précise le SPF.
En l’absence habituelle de Monkeypox en Europe et un lien signalé par des cas identifiés avec une zone à risque, “le contexte européen actuel est une alerte et laisse présager une pollution en Europe”.
Comment la maladie se transmet-elle ?
Pour rappel, le monkeypox est une maladie infectieuse causée par un orthopoxvirus. Cette maladie zoonotique est généralement transmise à l’homme dans les zones forestières d’Afrique centrale et occidentale par des rongeurs ou des primates sauvages, mais une transmission interhumaine est également possible, notamment au sein du domicile familial ou en milieu de soins.
Le virus de la variole peut être transmis par contact direct avec des lésions de la peau ou des muqueuses d’une personne malade, ainsi que par des gouttes (salive, éternuements, poussière, etc.). Il peut également être contaminé par contact avec l’environnement du patient (literie, linge, vaisselle, maillots de bain, etc.). « Dès lors, il est important que les patients respectent l’isolement pendant toute la durée de la maladie (jusqu’à la disparition des dernières croûtes, souvent 3 semaines) », rappelle Santé publique France.
Quels sont les symptômes?
L’infection par le virus Monkeypox commence souvent par de la fièvre, qui est souvent élevée et s’accompagne de maux de tête, de courbatures et d’asthénie. Après environ 2 jours, une éruption cutanée apparaît, composée de cloques remplies de liquide qui se dessèchent progressivement, forment une croûte, puis des cicatrices. Des démangeaisons peuvent survenir. Les vésicules ont tendance à se concentrer sur le visage, la paume des mains et la plante des pieds. Les muqueuses, la bouche et la région génitale sont également touchées. Les ganglions lymphatiques sont enflés et douloureux, sous la mâchoire et le cou.
La maladie guérit le plus souvent spontanément, après 2 ou 3 semaines, mais parfois 4 semaines. La maladie est plus grave chez les enfants et les personnes immunodéprimées. Elle peut se compliquer de surinfection de lésions cutanées ou de troubles respiratoires, digestifs, ophtalmiques ou neurologiques.
“A ce stade, les cas signalés en Europe sont pour la plupart bénins et aucun décès n’a été signalé.”