Monkeypox : La Haute Autorité de Santé recommande de vacciner les cas contacts

Cette illustration montre des éprouvettes étiquetées “virus du monkeypox positif et négatif” du 23 mai 2022. DADO RUVIC / REUTERS

Alors que les États-Unis s’orientent vers la vaccination des cas de contact avec le monkeypox, la France pourrait prendre la même direction. Dans le cas des cas de variole, désormais trois confirmés en France, la Haute Autorité de santé (HAS) a recommandé de vacciner les adultes, dont les professionnels de santé, ayant eu mardi 24 mai un contact à risque avec une personne malade.

Alors que l’infection humaine par le virus est en augmentation dans plusieurs pays, notamment en Europe, sans rapport avec un voyage en Afrique, la HAS recommande une stratégie de vaccination “réactive” après exposition à un cas confirmé, pour les “contacts adultes à haut risque”. . . Cela inclut les professionnels de santé exposés sans mesures de protection individuelle, selon l’avis rendu public.

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Cette stratégie “semble pertinente compte tenu des temps d’incubation de la maladie et de la stratégie de vaccination adoptée dans d’autres pays européens”, écrit la HAS. La période d’incubation du monkeypox est généralement comprise entre 6 et 16 jours, pouvant aller de 5 à 21 jours.

Besoin d’une réponse plus complète

Cette vaccination doit être administrée avec le vaccin antivariolique “uniquement de 3ème génération (compte tenu de son profil de tolérance, meilleur que les vaccins de 1ère et 2ème génération et de son efficacité)”.

Les vaccins de 1ère et 2ème génération ne sont plus utilisés pour la population générale depuis 1984, en raison de l’éradication de la variole. Un vaccin de 3e génération (vaccin vivant non réplicatif, c’est-à-dire non répliqué dans le corps humain), Imvanex du Laboratoire nordique bavarois, est homologué en Europe depuis juillet 2013 et est indiqué dans la variole chez l’adulte. Il dispose également d’une autorisation de mise sur le marché aux États-Unis, sous le nom de Jynneos, pour la prévention de la variole et du monkeypox.

La HAS recommande d’administrer ce vaccin “idéalement dans les quatre jours suivant un contact à risque et au plus tard quatorze jours après avec un programme en deux doses (ou trois doses chez les sujets immunodéprimés) à distance de 28 jours”.

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Ces recommandations s’inscrivent dans le cadre d’une réponse plus globale “comprenant notamment la mise à disposition de traitements antiviraux non évalués par la HAS mais disposant d’une AMM” pour la variole du singe, notamment pour les enfants pour lesquels la vaccination n’est pas autorisée.

Au-delà des mesures renforcées d’identification et de suivi des cas et de vaccination dans certains cas, la HAS considère que, “dans le contexte épidémique actuel, il est indispensable d’adopter des mesures de prévention et de protection individuelle”.

Le monde avec l’AFP

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