Publié le 21 juin 2022 à 19h26
L’agence britannique de santé publique vise à freiner la propagation de la variole. Il vise à vacciner une catégorie à risque, les hommes ayant plusieurs partenaires de même sexe.
Au 16 juin, le Royaume-Uni avait enregistré 793 cas de variole chez le singe.
Reuters
L’Agence britannique de la santé a recommandé mardi la vaccination contre la variole des singes des homosexuels considérés comme “à risque”, par exemple parce qu’ils ont plusieurs partenaires, un public particulièrement touché par la récente propagation. “Bien que n’importe qui puisse souffrir de monkeypox, les données actuelles montrent des niveaux de transmission plus élevés entre (mais sans s’y limiter) les réseaux sexuels d’hommes homosexuels, bisexuels et autres ayant des rapports sexuels avec des hommes.”
S’il ne s’agit pas d’une infection sexuellement transmissible, la transmission peut se produire par contact étroit, comme lors d’une relation sexuelle. Par conséquent, les autorités britanniques recommandent la vaccination avec le vaccin Imvanex aux hommes considérés à risque par les médecins. Il vise notamment “ceux qui ont des partenaires multiples, se livrent à des rapports sexuels en groupe ou fréquentent les établissements” où ils ont des rapports sexuels, est-il précisé.
Circulant couramment en Afrique centrale et occidentale, le virus est, hors d’Europe, désormais présent en Australie, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, avec un total de plus de 2100 cas du 1er janvier au 15 juin. Le Royaume-Uni comptait 793 cas le 16 juin.
Connu chez l’homme depuis 1970, le monkeypox ou “orthopoxvirose simia” est une maladie rare causée par un virus transmis à l’homme par des animaux infectés. Elle se traduit d’abord par une forte fièvre et évolue rapidement vers une éruption cutanée, avec croûtes. Très souvent bénigne, elle guérit généralement spontanément au bout de deux ou trois semaines.
(AFP)