Le point sur la propagation de la variole en France a montré une accélération des nouveaux cas ce week-end. “La situation évolue très vite”, déplore Santé publique France.
Publié ce dimanche 29 mai, le rapport de situation de la Santé publique de France du 28 mai sur la propagation de la variole dans le pays montre qu’il y a 16 cas au total, soit 9 de plus que la veille.
Résultat, le nombre de cas a plus que doublé en moins de 24 heures dans le pays. Santé Publique France indique que “des cas suspects sont en cours d’évaluation dans de nombreux pays et donc la situation évolue très rapidement”.
En France, les infections par ce virus font l’objet d’une surveillance à long terme via une déclaration obligatoire. “Compte tenu des alertes en cours, la surveillance de ces infections est renforcée par Santé publique France et des messages d’information et d’alerte sont adressés aux professionnels de santé.”
2 cas en Occitanie
Il y a actuellement quatre régions touchées puisqu’il y a 12 cas en Ile-de-France, 1 en Auvergne-Rhône-Alpes et 2 en Occitanie et 1 cas en Normandie.
“A ce jour, en Europe, ces cas sont survenus majoritairement, mais pas exclusivement, chez des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), sans contact direct avec des personnes revenant de zones d’endémie”, précise le SPF.
En l’absence habituelle de Monkeypox en Europe et un lien signalé par des cas identifiés avec une zone à risque, “le contexte européen actuel est une alerte et laisse présager une pollution en Europe”.
Pour rappel, le monkeypox est une maladie infectieuse causée par un orthopoxvirus. Cette maladie zoonotique est généralement transmise à l’homme dans les zones forestières d’Afrique centrale et occidentale par des rongeurs ou des primates sauvages, mais une transmission interhumaine est également possible, notamment au sein du domicile familial ou en milieu de soins.
Le virus de la variole peut être transmis par contact direct avec des lésions de la peau ou des muqueuses d’une personne malade, ainsi que par des gouttes (salive, éternuements, poussière, etc.). Il peut également être contaminé par contact avec l’environnement du patient (literie, linge, vaisselle, maillots de bain, etc.). « Dès lors, il est important que les patients respectent l’isolement pendant toute la durée de la maladie (jusqu’à la disparition des dernières croûtes, souvent 3 semaines) », rappelle Santé publique France.
Quels sont les symptômes?
L’infection par le virus Monkeypox commence souvent par de la fièvre, qui est souvent élevée et s’accompagne de maux de tête, de courbatures et d’asthénie. Après environ 2 jours, une éruption cutanée apparaît, composée de cloques remplies de liquide qui se dessèchent progressivement, forment une croûte, puis des cicatrices. Des démangeaisons peuvent survenir. Les vésicules ont tendance à se concentrer sur le visage, la paume des mains et la plante des pieds. Les muqueuses, la bouche et la région génitale sont également touchées. Les ganglions lymphatiques sont enflés et douloureux, sous la mâchoire et le cou.
La maladie guérit le plus souvent spontanément, après 2 ou 3 semaines, mais parfois 4 semaines. La maladie est plus grave chez les enfants et les personnes immunodéprimées. Elle peut se compliquer de surinfection de lésions cutanées ou de troubles respiratoires, digestifs, ophtalmiques ou neurologiques.
“A ce stade, les cas signalés en Europe sont pour la plupart bénins et aucun décès n’a été signalé.”