Ce dimanche 5 juin, la professeure en infectiologie Karine Lacombe s’exprime au Parisien. Le scientifique avoue être “préoccupé” par l’évolution de la variole du singe.
Karine Lacombe est l’une des premières à exprimer publiquement son inquiétude face à la maladie. Selon le dernier bilan de Santé publique France, en date du 3 juin, 51 contaminations ont été signalées en France, la plupart en Ile-de-France. Mais selon elle, “les chiffres actuels sont probablement sous-estimés”, a-t-elle déclaré à nos confrères de Paris.
Karine Lacombe rappelle que les chances de traitement de cette variole sont assez faibles car la production de vaccin antivariolique n’est plus à l’ordre du jour depuis 1980.
[#Monkeypox] Mis à jour le 1er juin 2022 à 10h\u27a1\ufe0f 33 cas confirmés de Monkeypox ont été signalés en FranceEn savoir plus\ud83d\udc47 https://t.co/Ge8GwGn7un
— SantépubliqueFrance (@SantePubliqueFr) 1 juin 2022
Les autorités sanitaires françaises ont cependant déclaré qu’elles avaient suffisamment de traitement pour contenir l’épidémie, et la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon a déclaré à RTL le 25 mai que “pour le moment, la situation (était) sous contrôle”.
Mais pour l’infectiologue, il n’existe actuellement aucun traitement à grande échelle disponible pour les personnes infectées. Un antivirus serait en voie d’achèvement.
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