Le géant pharmaceutique suisse Roche a annoncé mercredi avoir mis au point des tests PCR pour détecter le virus monkeypox, après l’apparition de plusieurs cas dans des régions du monde où la maladie est rare.
Ces tests ont été développés par Roche et sa filiale TIB Molbiol, “en réponse à des cas d’infection par le virus du monkeypox qui ont récemment suscité des inquiétudes”, précise-t-elle dans un communiqué.
“Roche a très rapidement développé une nouvelle série de tests pour la détection du virus monkeypox et sa propagation”, a déclaré le directeur de la division Diagnostics de Roche, cité dans le communiqué.
Les récentes épidémies, avec plus de 250 cas déjà signalés dans 16 pays au 22 mai, selon l’Organisation mondiale de la santé, sont atypiques, car elles surviennent dans des pays où le monkeypox, une maladie caractérisée par des lésions cutanées, n’est pas endémique.
Les tests développés par Roche ne sont pas destinés au grand public, mais sont disponibles à des fins de recherche dans la plupart des pays du monde.
Un premier kit détecte les orthopoxvirus, dont les virus de la variole simienne, un deuxième détecte spécifiquement les virus de la variole simienne, tandis qu’un troisième kit détecte les orthopoxvirus en précisant s’il existe ou non un virus du monkeypox.
Selon l’OMS, la maladie doit être détectée par un test PCR car les tests antigéniques ne peuvent pas déterminer s’il s’agit du virus monkeypox ou d’autres virus apparentés. Les meilleurs échantillons pour le diagnostic proviennent de lésions, d’écouvillons d’exsudat (liquide produit par la plaie) ou de croûtes de lésion.