Monkeypox : symptômes, transmission, boutons… Que disent les autorités sanitaires ?

SANTÉ – Une maladie qui doit être surveillée de près. Selon un bilan de Santé Publique France publié mardi 5 juillet, un total de 577 cas de variole en France ont été confirmés, dont 387 en région parisienne. A l’heure actuelle, la propagation du virus se produit principalement chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (97% des cas en France).

Dans cette configuration, l’ARS (agence régionale de santé) Ile-de-France a annoncé l’ouverture de nouveaux centres de vaccination pour les personnes ayant des cas contacts, tandis que la HAS (Haute Autorité de Santé) s’est saisie, pour sa part, de la question. d’étendre la vaccination aux hommes gais et bis. Idéalement, le vaccin doit être administré dans les 4 jours suivant la date du dernier contact à risque et au maximum 14 jours plus tard.

  • Comment se transmet la variole du singe ?

Le monkeypox (son nom anglais), rappelle l’ARS, a deux modes de transmission. Comme pour le Covid, un contact prolongé à moins de 3 mètres avec une personne porteuse du virus peut favoriser la transmission en raison des microgouttelettes et des sécrétions respiratoires.

L’autre principal mode de transmission est le contact étroit et direct avec cette personne à travers des lésions cutanées (plaies, croûtes), des fluides corporels (sang, salive, sperme) ou des muqueuses (bouche, anus, orifices naturels qui produisent du mucus). », et contaminé. objets.

À l’heure actuelle, la variole du singe n’est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible. L’ADN du virus a été trouvé dans le sperme de personnes malades, mais on ne sait pas encore si cela suffit pour transmettre la maladie.

  • Les premiers symptômes du monkeypox

Ce qui rend surtout difficile la détection rapide du monkeypox, ce sont ses premiers symptômes, qui ressemblent beaucoup à ceux de la grippe ou du Covid : fièvre, maux de tête, frissons, courbatures.

Un autre signe particulièrement annonciateur est le gonflement “des glandes autour des oreilles, du cou et du cou”.

Cette première vague de symptômes dits “invasifs” apparaît après une période d’incubation “qui peut aller de 5 à 21 jours (7 à 14 jours observés en moyenne)”. Une période assez longue qui peut rendre difficile l’identification du pollueur. Le SPF souligne également : “La plupart des cas enquêtés déclarent ne pas pouvoir identifier la personne qui les aurait contaminés.”

  • Quand les grains apparaissent

La maladie du monkeypox se manifeste alors par l’apparition de boutons sur le corps, généralement entre un et trois jours à compter des premiers symptômes, explique l’Assurance maladie.

“Tout le corps peut être touché, en particulier les paumes et la plante des pieds, le visage et le cuir chevelu. Selon le mode de contamination, ces lésions peuvent toucher la région anogénitale et la muqueuse buccale », précise l’ARS.

Ces lésions évoluent pour se remplir d’un liquide – surtout contaminant – avant de sécher. L’autorité sanitaire recommande de couvrir les blessures avec un bandage ou un chiffon pour éviter la contamination.

  • Détection et traitement du monkeypox

Si vous pensez avoir contracté la variole du singe parce que vous avez été en contact avec une personne infectée, parce que vous revenez d’un voyage dans un pays africain où le virus circule habituellement, ou parce que vous avez des partenaires multiples et anonymes – quelle que soit votre orientation sexuelle – , contactez votre médecin ou le 15, qui pourra alors vous guider. Par précaution, isolez-vous.

Après la consultation médicale, un test PCR sur une blessure confirmera que vous avez bien contracté la variole du singe.

  • Colocataire, partenaire… Comment s’isoler pendant la maladie

Une fois le diagnostic posé, vous devez vous inscrire auprès de l’ARS, ce qui est obligatoire, et informer les personnes avec lesquelles vous avez été en contact depuis le début de vos symptômes. Il faut aussi s’isoler.

“Vous devrez porter un masque chirurgical et ne pas avoir de contact physique avec d’autres personnes, notamment en maintenant l’isolement des autres à l’intérieur du domicile”, précise l’ARS.

Outre l’aération des pièces, il est préférable de ne pas partager les toilettes ou les objets, ni de les désinfecter à l’eau de Javel dans ce cas.

La durée de l’isolement est de trois semaines à compter de la date des premiers signes, mais cette durée peut être ramenée à deux sur avis médical et si toutes les blessures ont disparu.

L’ARS a également élaboré plusieurs consignes sur la marche à suivre pour nettoyer votre logement :

  • Stockez les déchets tels que les coquilles de vésicules dans des sacs poubelles dédiés.

  • Effectuer une aspiration des poussières et un lavage régulier des sols et des surfaces.

  • Laver les vêtements en contact avec le corps de la personne infectée, si possible à 60°C pendant 30 minutes avec une lessive ordinaire.

  • A la fin de l’isolation : Un nettoyage soigneux du logement comprenant les surfaces, la literie, le linge et la vaisselle doit être effectué.

  • Complications du monkeypox ?

Le monkeypox reste une maladie essentiellement bénigne avec un taux de mortalité inférieur à 10% des cas observés dans le monde. Cependant, des cas graves peuvent survenir, “plus souvent chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées”.

La Sécurité sociale précise toutefois que les cas peuvent nécessiter une hospitalisation. Notamment lorsque le monkeypox entraîne des complications ORL ou digestives, des lésions oculaires ou pulmonaires, ou lorsqu’il y a trop de lésions cutanées (plus de 100) ou en cas de surinfection de ces lésions.

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